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Faux départ chez Dorel

L'entreprise montréalaise a perdu près de 10% de... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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L'entreprise montréalaise a perdu près de 10% de sa valeur boursière hier, après avoir prévenu que la performance de sa division produits récréatifs au quatrième trimestre sera «considérablement» moins élevée qu'un an plus tôt.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Richard Dufour

Le deuxième avertissement en moins d'un an lancé par Dorel au sujet de ses ventes de vélos a incité des investisseurs à lâcher prise.

L'entreprise montréalaise a perdu près de 10% de sa valeur boursière hier, après avoir prévenu que la performance de sa division produits récréatifs au quatrième trimestre sera «considérablement» moins élevée qu'un an plus tôt.

L'avertissement lancé cette semaine survient après l'annonce, le mois dernier, d'une restructuration de la division de produits récréatifs qui fabrique les bicyclettes.

«Je lance la serviette et je retire ma recommandation d'achat», commente Derek Lessard, de la TD.

«Ma suggestion d'achat n'a clairement pas fonctionné au cours des 15 derniers mois. La direction a abaissé ses prévisions de façon répétée alors que les ventes de vélos ont eu de la difficulté à reprendre dans la foulée du printemps le plus froid et le plus humide des 50 dernières années. Et tout indique que la rentabilité ne sera, au mieux, que marginalement meilleure cette année.»

Un titre peu liquide

Derek Lessard a songé à recommander de vendre le titre, mais a décidé de simplement suggérer de dorénavant le «conserver» en raison du fait qu'il est peu liquide, ce qui implique que certains investisseurs pourraient ne pas être en mesure d'exécuter leurs transactions.

Il y a aussi le fait que l'action de Dorel a déjà rebondi rapidement après de mauvaises nouvelles.

Si Dorel ne trouve pas rapidement un patron pour diriger sa division de produits récréatifs, Derek Lessard pense que la performance financière risque d'en souffrir au cours des trois prochaines années.

L'entreprise, qui vend notamment ses produits sous les marques Cannondale, Schwinn, GT, Mongoose, Sugoi et Safety 1st, publiera ses résultats le 4 mars.

Pas une surprise

À la BMO, Stephen MacLeod souligne que l'avertissement ne précise pas dans quelle mesure l'entreprise ratera les attentes. «L'impact semble plus sévère que précédemment attendu, mais l'avertissement en soi n'est pas une surprise totale.»

Chez Roth Capital, Dave King se dit déçu, mais continue de recommander l'achat. «Dorel vend ses produits sous des marques attrayantes et génère de bonnes liquidités, en plus d'avoir une stratégie d'acquisitions convaincante.»

La direction de Dorel se montre par ailleurs optimiste pour les mois à venir. «Maintenant que le mois de janvier, habituellement le mois le moins occupé de l'année, est terminé, et à moins d'une météo désastreuse, les résultats de la division produits récréatifs au premier trimestre devraient connaître une amélioration d'au moins 20 à 25% par rapport au trimestre correspondant de l'exercice précédent», croit le PDG, Martin Schwartz.

Pourquoi lancer un avertissement?

La direction de Dorel soutient que c'est une question de transparence. L'entreprise juge qu'elle a le devoir d'informer ses actionnaires qu'elle est en possession d'une information d'impact ou dite «matérielle». Dorel a publié l'information de façon volontaire. C'est aussi pour elle une façon de se protéger contre une poursuite potentielle, tout en gérant la réaction des marchés.




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