Le fabricant américain de produits d'hygiène Colgate Palmolive a publié jeudi un bénéfice pour le deuxième trimestre en baisse de 10,5% sur un an à cause d'un bond de ses dépenses administratives, et ses prévisions pour l'année ont déçu.

LA PRESSE CANADIENNE

Le bénéfice net est ressorti à 561 millions de dollars soit 70 cents par action hors éléments exceptionnels, comme attendu. Le chiffre d'affaires s'est affiché à 4,3 milliards de dollars, en hausse de 2%, les ventes à périmètre comparable en progression de 5,5% ayant été partiellement éclipsées par un effet de change défavorable.

Le groupe est parvenu à réduire ses coûts de fabrication, augmenter ses prix de vente et ses marges sur le trimestre, mais ses dépenses administratives et commerciales ont bondi de 35% à cause d'un effort publicitaire, minant son bénéfice opérationnel.

«La hausse de 5,5% des ventes à périmètre comparable a été tirée par les marchés émergents», «toutes les divisions ont généré une croissance des volumes ce trimestre», a commenté le PDG Ian Cook.

En termes géographiques, les ventes ont largement été tirées par l'Amérique du Nord (+5%), elles ont reculé de 1,5% au deuxième trimestre en Amérique du Sud, où l'activité du groupe est la plus importante, plombées par des effets de change négatifs, notamment au Venezuela.

En Europe et Pacifique Sud, les ventes ont reculé de 3% en Europe à cause d'une baisse équivalente des prix. Des hausses de ventes en volume au Royaume-Uni, en Allemagne et en Australie ont été éclipsées par une baisse en France et en Grèce.

L'Afrique/Asie sont les deux autres grandes région de croissance du groupe (+8,5%), notamment grâce à l'Inde, la Chine, la Thaïlande, la Turquie et la Russie.

«Les dépenses publicitaires ont augmenté sur un an» pour soutenir les ventes d'un «vaste éventail de nouveaux produits» dans le monde, a-t-il ajouté.

Le groupe célèbre pour sa marque d'hygiène dentaire s'est félicité d'une «part de marché mondiale record dans les dentifrices et les brosses à dents manuelles».

«Nous continuons d'anticiper une autre année de forte croissance des ventes à périmètre comparable», a poursuivi M. Cook.

Toutefois, «au vu de la dévaluation du bolivar au Venezuela et de la récente volatilité des taux de change d'autres pays», nous prévoyons à présent un bénéfice par action en hausse de 4,5 à 5,5% pour l'année, à taux de change constants».

Alors que le bénéfice par action de l'an dernier à atteint 2,68 dollars, cela porte le bénéfice attendu en 2013 à une fourchette comprise entre 2,78 et 2,81 dollars. Les analystes tablaient jusqu'à présent sur 2,84 dollars.

L'action reculait de 0,12% à 58,40 dollars à Wall Street lors des échanges électroniques précédant l'ouverture de la séance officielle.