Après la société chinoise Zhuzhou, un autre constructeur d'envergure souhaite rouvrir le contrat du renouvellement des voitures du métro de Montréal, a appris La Presse.

Mis à jour le 26 févr. 2010
Karim Benessaieh LA PRESSE

Le nouveau venu, qu'une source bien au fait du dossier présente simplement comme «un constructeur de métro non montréalais», présentera son projet aux médias ce midi, dans le Vieux-Montréal. S'agit-il du constructeur allemand Siemens, qui a manifesté son intérêt en entrevue à La Presse le mois dernier? «Je ne peux vous dire ni oui ni non», précise la source.

Il a été impossible de joindre un responsable de Siemens, dont la filiale canadienne emploie quelque 6000 personnes et se spécialise dans les «systèmes et projets complexes», selon le dépliant de l'entreprise. Elle a réalisé des réseaux de transports en commun et de trains urbains légers à Calgary et à Edmonton.

Comme Zhuzhou, Siemens estime que le contrat de renouvellement des voitures du métro de Montréal a substantiellement changé depuis sa première mouture, en juillet 2008, passant de 340 à 1035 voitures pour une commande de 3,4 milliards de dollars. Les deux entreprises souhaitent un nouvel appel d'offres sur le marché international, le premier ayant été remporté par une alliance Bombardier-Alstom.

La société Zhuzhou a menacé de recourir aux tribunaux pour forcer la Société de transport de Montréal à lancer un nouvel appel d'offres. Elle estime en outre que, malgré les souhaits de la STM, des voitures équipées de roues en acier - et non de pneus, comme c'est le cas actuellement - permettraient des économies substantielles.

Pour le constructeur Siemens, la perspective d'un contrat plus important que prévu lui permet d'envisager la construction d'une usine au Canada, a précisé son porte-parole, DL Leslie, le mois dernier. «Un plus gros projet représente de plus grands risques, mais également une meilleure occasion d'affaires», a-t-il expliqué.