L'administration Obama va débloquer cinq milliards de dollars US pour les équipementiers automobiles liés aux trois principaux constructeurs américains à faire face à la crise, a annoncé le département du Trésor.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le gouvernement va créer un organe chargé de financer le paiement des pièces détachées que les principaux équipementiers ont fourni aux constructeurs mais qui n'ont pas encore été réglées. Dans un communiqué, le secrétaire au Trésor Timothy Geithner a expliqué que le «Programme de soutien aux équipementiers» «aidera à stabiliser une composante cruciale de l'industrie automobile américaine au cours de la difficile période de reconstruction qui est devant nous».

«Le programme permettra aux fournisseurs, qui en ont besoin, un accès à des liquidités pour les aider à payer les salaires et à couvrir leurs dépenses, tout en donnant aux constructeurs automobiles domestiques un accès sûr aux pièces détachées dont ils ont besoin», a-t-il ajouté.

Les équipementiers demandaient jusqu'à 25 milliards de dollars pour stabiliser l'industrie automobile américaine, touchée de plein fouet par la crise. Ils ont négocié avec l'équipe de l'administration Obama chargée de veiller à la bonne dépense des 17,4 milliards de dollars accordés sous forme de prêts à Chrysler et General Motors.

Le programme sera appliqué par le biais des constructeurs - Chrysler, GM et Ford - qui accepteront d'y participer. Le département du Trésor a indiqué que Chrysler et GM avaient déjà donné leur accord.

Dans un communiqué, General Motors a affirmé que ce programme pourrait «réduire le risque de perturbations dans la production de véhicules qui interviendraient si les équipementiers étaient dans l'incapacité de produire en raison d'un manque d'accès aux liquidités».

Beaucoup des quelque 5000 équipementiers américains sont à court de liquidités depuis des années en raison de la baisse de production des trois grands constructeurs, elle-même due à une baisse des ventes. Des difficultés que la crise économique mondiale n'a fait qu'aggraver.