Que font les banquiers de Wall Street et les employés mis à pied aujourd'hui condamnés à rester à la maison et à s'y divertir à peu de frais?

Mis à jour le 12 févr. 2009
Philippe Mercure
Philippe Mercure LA PRESSE

Une partie de la réponse pourrait venir des plus récentes statistiques sur les ventes de condoms. Selon les chiffres de The Nielsen Co, la vente de condoms a grimpé de 5% aux États-Unis au cours du quatrième trimestre de 2008. Et loin de s'essouffler, la tendance s'accélère. En janvier, l'augmentation a été de 6% par rapport à la même période l'an dernier.

« Pour les gens qui n'ont pas d'argent pour se payer un dîner dispendieux et qui cherchent à réduire leurs dépenses,  Trojan fournit une solution vraiment abordable permettant de rester à la maison et d'y bâtir ensemble de beaux souvenirs », a expliqué au USA Today Jim Daniels, vice-président marketing de Trojan.

Graphiques à l'appui, Ansell Healthcare, fabricant des condoms Lifestyle, prétend aussi découvert  une « corrélation négative claire » entre les conditions économiques et les ventes de condoms.

« De plus en plus de gens se retrouvent avec davantage de temps libre, mais moins d'argent à la banque. Nous voyons une nouvelle tendance dans la façon dont ils emploient leur temps », dit l'entreprise.

Autre hypothèse avancée : en période de difficulté économique, les couples seraient davantage portés à protéger leurs ébats pour éviter que ceux-ci n'engendrent de nouvelles bouches à nourrir.

Les vendeurs de voitures mangent leurs bas, l'immobilier chancelle et le secteur manufacturier s'en va chez le diable. Mais voici enfin une industrie qui prend du tonus en période difficile.