Les négociations commerciales entre Washington et Pékin se passent « très bien », a affirmé mardi le président Donald Trump.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les discussions commerciales entre les États-Unis et la Chine, qui doivent mettre fin à la guerre des droits de douane déclenchée par Donald Trump, ont repris mardi dans la capitale fédérale américaine.

« Je pense que les discussions se passent très bien », a affirmé le président depuis la Maison-Blanche, ajoutant que ces pourparlers étaient toutefois « très complexes ».

Ces discussions se mènent entre numéros 2 jusqu'à jeudi avant de reprendre au niveau des ministres vendredi.

Elles font suite à plusieurs jours de discussions à haut niveau à Pékin la semaine dernière à l'issue desquelles les deux parties ont fait état de progrès tout en reconnaissant que des questions « très difficiles restaient en suspens ».

Kevin Hassett, un conseiller économique de la Maison-Blanche, a affirmé mardi que le fait que les discussions aient « encore lieu était un signe positif ».

« Il y a encore beaucoup de progrès à faire », a-t-il ajouté sur la chaîne CNBC.

La Maison-Blanche a rappelé lundi dans un communiqué qu'elle exigeait des changements structurels de la part de la Chine ce qui, en langage diplomatique, signifie notamment l'arrêt du transfert imposé de technologies, le respect des droits de propriété intellectuelle, la fin du piratage informatique et la levée de barrières non tarifaires comme par exemple les subventions publiques.

Donald Trump a évoqué vendredi la possibilité d'étendre au-delà du 1er mars la trêve commerciale négociée avec son homologue chinois Xi Jinping lors d'un sommet fin novembre à Buenos Aires.

Les États-Unis ont menacé de faire passer le 1er mars de 10 % à 25 % les droits de douane sur des produits chinois représentant 200 milliards de dollars d'importations annuelles si aucun accord n'était trouvé avec Pékin.

Selon Bloomberg News, Washington a redemandé à Pékin de s'engager à maintenir la stabilité du yuan, un engagement qui serait partie de l'accord commercial entre les deux premières économies mondiales.

Les porte-parole des services du représentant au Commerce (USTR) et du Trésor, qui participent aux discussions, n'ont pas fait de commentaires mardi.