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Fed: la faible inflation plaide pour des taux inchangés

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Virginie MONTET
Agence France-Presse
Washington

La Réserve fédérale américaine (Fed) conclut mercredi une réunion monétaire de deux jours au cours de laquelle, préoccupée par la mollesse de l'inflation, elle devrait laisser les taux d'intérêt inchangés.

Le Comité monétaire de la banque centrale (FOMC) qui a déjà relevé deux fois modestement ses taux d'intérêt cette année, a repris sa réunion mercredi à 9h00, a indiqué un porte-parole et sa décision sera annoncée à 14h00 dans un communiqué.

La présidente Janet Yellen ne tient pas de conférence de presse pour cette réunion ordinaire.

«On ne s'attend pas à une décision de politique monétaire», a estimé Chris Low, économiste pour FTN Financial. «Il est quasiment certain que l'inflation va dominer les débats économiques comme elle l'a fait en dehors de l'enceinte de la Fed», a-t-il souligné.

L'inflation a ralenti ces derniers mois pour rester obstinément sous la cible des 2% de la Fed, à 1,4% sur un an en mai, selon l'indice PCE. Janet Yellen a récemment assuré que cette faiblesse était le fait de «facteurs temporaires», mais la molle évolution des prix inquiète cependant certains membres du Comité monétaire.

Le communiqué du FOMC sera scruté de près pour apprécier comment les responsables de la Réserve fédérale jugent cet affaiblissement de l'inflation.

«Nous n'escomptons pas de grand changement dans la façon de qualifier l'économie, mais on sera à l'affût de signes d'inquiétudes quant à la récente faiblesse de l'inflation», estimaient les analystes de HFE dans une note.

Cela pourrait se signaler seulement par le retrait du mot «légèrement» dans la phrase qualifiant le rythme de hausse de prix. À l'issue du précédent rendez-vous de juin, le Comité avait reconnu que l'inflation avait «récemment décliné» et qu'elle évoluait «légèrement sous la barre des 2%».

Il faudra attendre la publication des minutes de la réunion, dans trois semaines, pour déterminer le degré de confiance des membres de la Fed dans la croissance et l'évolution des prix.

La première estimation de l'expansion du Produit intérieur brut (PIB) pour le 2e trimestre n'est prévue que vendredi. La Fed d'Atlanta projette une croissance de 2,5% en rythme annuel d'avril à juin, ce qui représente une accélération par rapport à un premier trimestre (1,4% en rythme annuel), traditionnellement creux depuis quelques années.

Incertitude sur la relance

Mais ce modeste allant ne dissout pas l'incertitude rampante autour des mesures de relance promises par l'administration Trump, qui doivent théoriquement faire grimper la croissance de la première économie mondiale à plus de 3% durablement d'ici la fin de l'année prochaine, selon les voeux de la Maison-Blanche.

Dans le Livre beige de la Fed, son dernier rapport de conjoncture paru le 12 juillet, des crispations se faisaient sentir chez les industriels et employeurs autour des incertitudes par rapport à la politique du gouvernement en matière de commerce, d'assurance santé et même d'immigration.

Alors que la Fed a prévu encore une modeste hausse des taux d'intérêt en 2017, selon ses projections moyennes datant de la mi-juin, les analystes et acteurs financiers sont de plus en plus nombreux à repousser cette hausse à décembre, voire 2018.

Les taux d'intérêt au jour le jour qui fixent le coût de l'argent que les banques se prêtent entre elles, évoluent actuellement entre 1% et 1,25%.

Autre grand sujet de discussion pour le Comité monétaire: le calendrier de la réduction des actifs à son bilan, ces 4500 milliards de dollars de bons du Trésor et titres hypothécaires qu'elle a acquis après la crise de 2008-2009 pour soutenir la reprise.

La banque centrale pourrait annoncer qu'elle va commencer à réduire sa détention de titres en septembre, mais plusieurs économistes doutent que cette décision intervienne dès maintenant.

Cette annonce a le potentiel de faire trembler les marchés financiers car à moyen terme elle est synonyme d'un durcissement de la politique monétaire, équivalant à un relèvement des taux.

Un tel geste pourrait paraître «faucon», selon Michael Gapen de Barclays Research, qui utilise une expression synonyme d'une politique monétaire dure vis-à-vis de l'inflation impliquant un renchérissement du coût du crédit.

Mais «les données économiques actuelles ne plaident pas pour une normalisation plus rapide de la politique monétaire», affirme cet économiste.




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