Les États-Unis ont affiché un excédent budgétaire en janvier, a indiqué vendredi le Trésor américain.

AGENCE FRANCE-PRESSE

L'excédent au cours du quatrième mois de l'exercice budgétaire 2017 s'est établi à 51,2 milliards de dollars pour un excédent de 55,1 milliards un an auparavant.

Le mois de janvier se traduit généralement par un excédent en raison de rentrées fiscales importantes sur ce mois.

Les recettes se sont élevées à 344,07 milliards de dollars et les dépenses à 292,81 milliards.

Sur les quatre premiers mois de l'année budgétaire, le déficit atteint 156,939 milliards de dollars pour 160,388 milliards sur la même période l'exercice précédent.

L'exercice budgétaire 2016, clos en septembre, avait terminé sur un déficit en nette hausse, sous l'effet d'une augmentation des dépenses de santé et de retraites. Il s'est établi à 587 milliards de dollars, repassant au-dessus de la barre des 3% du Produit intérieur brut (PIB), à 3,2% au lieu de 2,5% en 2015.

Déficit en hausse

À politiques égales, le déficit budgétaire américain devrait continuer d'augmenter cette année, du fait de la progression des dépenses liées au vieillissement de la population.

Avec l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, le déficit budgétaire devrait gonfler encore davantage si les promesses de campagne sont mises en oeuvre, notamment celle concernant les réductions de l'impôt sur les sociétés.

Selon des chiffres du Congressional Budget Office (CBO), une entité indépendante qui évalue régulièrement les comptes de la nation, publiés fin janvier, le déficit budgétaire fédéral devrait atteindre les 1000 milliards de dollars dès 2023, un an plus tôt que ne l'estimaient les prévisions de l'année dernière.

Ces chiffres, qui ne tiennent pas compte de l'élection ni du programme de Donald Trump, s'expliquent par l'augmentation inévitable des dépenses de santé (Medicare pour les plus âgés) et de retraite alors que la génération nombreuse des baby-boomers quitte le marché du travail au rythme de 10 000 personnes par jour. Ces projections se basent sur une croissance moyenne annuelle de 1,9% alors que Donald Trump a promis de la faire dépasser 3% grâce à ses mesures de relance.