Source ID:; App Source:

É.-U.: l'inflation mettra longtemps à remonter à 2%

Narayana Kocherlakota, président de l'antenne régionale de la... (Photo Martin Tremblay, Archives La Presse)

Agrandir

Narayana Kocherlakota, président de l'antenne régionale de la Réserve fédérale de Minneapolis, croit que le retour à 2% d'inflation pourrait prendre jusqu'à quatre ans.

Photo Martin Tremblay, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) a estimé mercredi que l'inflation mettrait longtemps à atteindre les 2% souhaités par la banque centrale, n'atteignant ce niveau qu'en 2018.

Narayana Kocherlakota, président de l'antenne régionale de la Réserve fédérale de Minneapolis, pense que «le retour à 2% d'inflation va prendre longtemps, probablement quatre ans», selon un discours devant un club économique du Minnesota.

Ce retour au niveau optimal d'inflation est plus lent que ce que prévoit l'ensemble des membres du Comité monétaire de la Fed (FOMC) qui misent dès 2015 sur une hausse des prix entre 1,5% et 2%.

«Je ne suis pas le seul à prévoir un lent retour de l'inflation» à ce niveau, a ajouté M. Kocherlakota, citant les prévisions du Bureau du Budget du Congrès (CBO) qui donnent aussi la date de 2018.

Le président de la Fed de Minneapolis, réputé comme une «colombe» au sein du FOMC, étant plus préoccupé par le chômage que la lutte contre l'inflation, a été le seul dissident à la première réunion du Comité monétaire présidé par Janet Yellen.

Il avait voté contre les décisions du FOMC de mars car il estimait que la Fed devait garder dans son message d'orientation monétaire son engagement chiffré à favoriser le plein emploi.

Une inflation trop basse «signale un problème important» dans l'économie car elle reflète «une demande trop faible de biens et de services n'utilisant pas toutes les ressources à disposition dans la société», a affirmé M. Kocherlakota. «L'inflation basse aux États-Unis nous dit que des ressources sont gâchées» et qu'il y a notamment une sous-utilisation de la force de travail.

C'est aussi un handicap pour ceux qui ont des emprunts, notamment immobiliers, car leurs remboursements mensuels augmentent en termes réels alors que leur rémunération ne progressent pas, a expliqué ce membre votant du Comité de politique monétaire de la Fed.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer