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Detroit forcée de faire défaut sur une partie de sa dette

Le centre-ville de Detroit.... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Le centre-ville de Detroit.

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Agence France-Presse
Chicago

La ville de Detroit, au nord des États-Unis, a été contrainte vendredi de faire défaut sur une partie de sa colossale dette de 18,5 milliards de dollars en raison de ses grandes difficultés financières.

En mal de liquidités, la municipalité a décidé d'imposer un moratoire sur des paiements qui étaient dus vendredi et a proposé un plan de restructuration de sa dette à certains créanciers qui devraient se prononcer dans les 30 jours.

Le plan prévoit d'isoler 7 milliards de paiements dus par la ville, notamment à des fonds de retraites, qui ne seraient plus entièrement garantis.

En cas de rejet de la restructuration, la ville pourrait connaître la plus grande faillite de l'histoire des États-Unis.

C'est du «50/50», a évalué Kevyn Orr, un expert nommé par le gouverneur de l'État du Michigan pour gérer les problèmes de la ville, ancien berceau américain de l'automobile.

«Une mauvaise gestion financière, une population en baisse, une érosion de la base fiscale pendant ces quarante-cinq dernières années ont amené Detroit au bord de la ruine», a-t-il ajouté devant la presse.

Après l'annonce du défaut partiel, l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé la note de solvabilité de la municipalité à «CCC-», ce qui correspond aux obligations très risquées.

M. Orr a toutefois assuré que le «chemin de Detroit vers la reprise commençait aujourd'hui».

Autrefois quatrième ville la plus peuplée des États-Unis, Detroit a vu sa population fondre de plus de moitié en soixante ans, passant de 1,8 million d'habitants en 1950 à 685 000 actuellement.

Les tensions raciales et les émeutes qui ont éclaté lors du mouvement des droits civiques dans les années 1960 ont accentué le mouvement de départ des populations blanches issues de la classe moyenne vers les banlieues ou hors de la ville.

Les entreprises ont suivi le mouvement, érodant les recettes fiscales et obligeant à réduire certains services publics.

Detroit, plombée par une criminalité rampante, n'est par exemple pas en    mesure d'assurer l'éclairage public dans l'ensemble de ses rues.




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