Affaibli par les mouvements de devises, l'inflation des matières premières et une industrie qui ralentit, le brasseur Molson-Coors (TAP) annonce que ses profits ont diminué de 49% au quatrième trimestre.

Mis à jour le 10 févr. 2009
Michel Munger
Michel Munger LA PRESSE

L'entreprise établie à Denver et Montréal empoche donc 90,7 millions de dollars US ou 49 cents par action. C'est sous les attentes du marché, qui tablait sur 71 cents par action.

La compagnie estime que 55% de la baisse de rentabilité provient des devises, notamment du dollar américain qui s'est renforcé. Aussi, l'inflation des matières premières comme le houblon lui a coûté 41 millions.

Lors de la période de 13 semaines, les volumes ont diminué de 4,2% à 10,65 millions de barils de bière.

«Nous voyons cette dernière année comme une occasion de continuer à renforcer notre position financière pour la croissance à long terme, déclare Peter Swinburn, PDG de Molson-Coors. En 2008, nous avons investi de façon importante dans nos marques, fait monter les volumes, haussé les prix dans tous nos marchés et dépassé les cibles de réduction des coûts, tout en exécutant des initiatives telles que le lancement de MillerCoors.»

La récession ne fait pas trop peur à M. Swinburn. «Alors que nous arrivons en 2009, nous demeurons concentrés sur les fondamentaux de nos activités peu importe l'environnement économique: bâtir de grandes marques, faire monter les revenus par baril, économiser, générer de la trésorerie disponible et procurer à nos actionnaires des rendements croissants à long terme.»

L'action de Molson-Coors chutait de 5,9% à 38,10 $ US mardi matin à New York.