Les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont bondi la semaine dernière tandis que la production américaine s'est stabilisée à un niveau record, selon les chiffres publiés mercredi par l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA).

Mis à jour le 6 mars 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Lors de la semaine achevée le 1er mars, les réserves commerciales de brut ont augmenté de 7,1 millions de barils pour s'établir à 452,9 millions, là où les analystes interrogés par l'agence Bloomberg anticipaient une progression plus modeste de 1,45 million de barils.

Les raffineries ont pourtant vu leur cadence un peu augmenter, fonctionnant en moyenne à 87,5 % de leurs capacités contre 87,1 % la semaine précédente.

Mais les importations de brut ont nettement augmenté, à 7,0 millions de barils par jour (mbj) après être tombées la semaine précédente à leur plus bas niveau depuis 1996 à 5,92 mbj.

« Malgré une nouvelle hausse de l'activité des rafineries, le bond des importations, surtout dans le Midwest, a mené à une sixième semaine de hausse des stocks en sept semaines, alors que nous sommes toujours en période de maintenance de ces rafineries », a commenté Matt Smith de ClipperData.

Les exportations, qui avaient atteint courant février un niveau record depuis que ces statistiques sont compilées (1991), ont quant à elles continué à reculer, à 2,80 mbj.

La production américaine s'est stabilisée à 12,1 mbj, un niveau record pour le pays.

Repli des produits raffinés

Les stocks d'essence ont de leur côté chuté de 4,2 millions de barils, soit davantage que le repli de 1,63 million anticipé par les analystes. Ils sont en recul de 0,1 % par rapport à leur niveau d'il y a un an et sont 3 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières années.

Les réserves d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont pour leur part reculé de 2,4 millions de barils, là où les analystes prévoyaient un repli plus modeste de 1 million de barils.

Elles s'affichent en baisse de 1,0 % par rapport à leur niveau d'il y a un an et en baisse de 2 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Les stocks de brut s'inscrivent de leur côté en hausse de 6,3 % par rapport à la même époque l'an dernier et sont 4 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières années à cette période.

Egalement scrutés puisqu'ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut WTI du terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont, eux, augmenté de 800 000 barils, pour s'établir à 47,5 millions de barils.

Au cours des quatre précédentes semaines, les États-Unis ont au total consommé en moyenne 20,4 mbj de produits raffinés, soit 0,9 % de plus qu'à la même période l'an dernier. La demande d'essence a reculé de 2,0 % tandis que celle d'autres produits distillés a avancé de 0,3 %.

Le prix du baril de pétrole américain, qui s'affichait en baisse avant la publication du rapport de l'EIA, creusait un peu ses pertes après la publication de ces chiffres et lâchait 58 cents à 55,98 dollars vers 16 h 30 GMT sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).