Les prix du pétrole reculaient mercredi en cours d'échanges européens, alors que les investisseurs craignent un ralentissement de la croissance mondiale, et donc de la demande d'or noir.

Mis à jour le 2 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 6 h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 53,10 dollars sur l'Intercontinental Exchange de Londres, en baisse de 70 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange, le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de février cédait 53 cents à 44,88 dollars.

Les cours du brut peinent donc à s'éloigner de leur plus bas en un an et demi, atteints fin décembre à 49,93 dollars pour le Brent et à 42,36 dollars pour le WTI.

« Le pétrole souffre en ce premier jour d'échanges de l'année alors que les signes d'essoufflement de l'activité économique sont évidents », a commenté Neil Wilson, analyste chez Markets.com.

L'activité des manufactures chinoises s'est dégradée fin 2018, malgré une légère amélioration de la production, notamment du fait d'une baisse des nouvelles commandes, selon l'indice indépendant Caixin.

« Même si c'est léger, c'est la première fois que la santé du secteur empire depuis mai 2017 », souligne Caixin.

« Outre ces données chinoises, la production industrielle était en retrait en Asie le mois dernier », a ajouté M. Wilson, qui donne pour exemple la Corée du Sud, Taiwan et la Malaisie.

Un essoufflement de l'activité pèse sur la demande de pétrole. En 2018, la Chine est devenue le premier importateur mondial d'or noir, ravissant ce titre aux États-Unis, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'Énergie.

Résultat, en 2019, « même si l'Organisation des pays exportateurs de pétrole baisse sa production plus qu'elle ne le prévoit pour l'instant, il y aura une surabondance de l'offre », a estimé Stephen Brennock, analyste chez PVM.