Le producteur canadien d'uranium Cameco a annoncé jeudi 700 licenciements dans le centre du Canada en raison de «la faiblesse du marché» qui a entraîné des pertes accrues au deuxième trimestre.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Cameco a accusé un déficit trimestriel de 76 millions $, contre une perte de deux millions de dollars canadiens à la même période il y a un an.

Hors exceptionnels et ramené à une action, le déficit ajusté est de 7 cents quand les analystes s'attendaient, dans leur moyenne de prévisions, à 0 cent.

Cameco a enregistré un recul de son chiffre d'affaire de 29% sur un an, à 333 millions $ au second trimestre 2018, contre 470 millions au second trimestre 2017.

«Nos résultats sont le reflet de la faiblesse du marché de l'uranium», a affirmé le PDG du groupe canadien, Tim Gitzel dans un communiqué.

«Nous nous attendons toujours à générer beaucoup de liquidités cette année en écoulant notre inventaire et en cherchant à opérer avec efficacité. Toutefois, nous n'avons pas assisté à l'amélioration nécessaire sur le marché de l'uranium pour relancer «les installations» de McArthur River et de Key Lake», a-t-il relevé.

Par conséquent, «nous allons prolonger l'arrêt de la production de manière indéterminée» sur ces deux sites situés au nord de la province de Saskatchewan (ouest).

Cameco avait décidé en janvier, en raison de l'offre surabondante de minerai au niveau mondial, de suspendre pour près d'un an les opérations sur la mine de McArthur River et l'usine de traitement de Key Lake.

Cela avait entraîné le licenciement temporaire de 845 personnes.

À la suite de la décision de fermer les deux sites, Cameco a dû «licencier de manière définitive» 550 employés de ces deux installations, «dont ceux en chômage temporaire depuis janvier», mais aussi 150 personnels de son siège social.

Deux cents employés seront maintenus aux installations de McArthur River et de Key Lake pour en assurer la maintenance.