Les cours du pétrole ont progressé mercredi, des données sur les stocks américains hebdomadaires de produits raffinés se montrant très inférieures aux anticipations des analystes.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a clôturé à 72,90 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 74 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat d'août a avancé de 68 cents à 68,76 dollars.

Les réserves américaines d'essence ont baissé de 3,2 millions de barils, soit bien plus que les prévisions des analystes qui tablaient sur un recul de seulement 700 000 barils pour la semaine achevée le 13 juillet, d'après l'Agence américaine d'information sur l'Énergie (EIA).

Les stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont quant à eux reculé de 400 000 barils tandis que les prévisions des analystes tablaient sur une hausse de 1,18 million de barils.

«Alors que les cours reculaient avant ce rapport, les données concernant les stocks de produits raffinés sont venues donner un coup de fouet au marché», a analysé Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

Les réserves de brut ont quant à elles affiché une hausse-surprise de 5,8 millions de barils sans pour autant faire chuter les cours, car «il s'agit principalement d'un phénomène passager et circonscrit à cinq raffineries sur la côte est du pays», a indiqué M. Lipow.

Dans le même temps, les réserves de brut entreposées sur le terminal de Cushing (Oklahoma, sud) ont baissé de 800 000 barils à 24,9 millions de barils, au plus bas depuis novembre 2014.

Les réserves de ce terminal sont d'autant plus surveillées par les marchés qu'elles servent de référence à la cotation du pétrole à New York.

De son côté, la production de brut est de nouveau repartie à la hausse après quatre semaines de stagnation à 10,90 millions de barils par jour (mbj), s'affichant au niveau record de 11 millions de barils par jour, du jamais-vu depuis que ces statistiques ont commencé à être compilées en 1983.

Avant la stagnation de quatre semaines de la production, elle avait affiché seize records de suite.

M. Lipow a également noté que les cours ont été influencés par des informations de presse faisant état de nouveaux troubles entre les rebelles houthis au Yémen et l'Arabie saoudite, engagés actuellement dans un conflit militaire.