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Le pétrole monte, mais n'évite pas une lourde chute hebdomadaire

Le cours du pétrole tente de se reprendre... (Photo Thomas Peter, Archives Reuters)

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Le cours du pétrole tente de se reprendre après une dure chute cette semaine.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont un peu avancé vendredi, tentant, en vain, de limiter le net recul hebdomadaire observé après un plongeon mercredi sur fond de tensions commerciales et de production en Libye.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a clôturé à 75,33 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 88 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat d'août a pris 68 cents à 70,33 dollars.

Sur la semaine, le cours du Brent a toutefois chuté de 2,62% et le WTI de 4,05%, accusant leur deuxième semaine de recul de suite.

« En l'absence de nouvelle majeure, le marché a tenté vendredi de reprendre une partie de ses lourdes pertes accumulées cette semaine », a commenté James Williams de WTRG.

Mercredi, le cours du Brent avait accusé sa plus lourde chute en deux ans et demi et le WTI en un an alors que l'escalade des tensions commerciales avait continué entre la Chine et les États-Unis, tandis que des champs pétroliers libyens avaient rouvert.

« Les courtiers ont semblé reconsidérer en fin de semaine l'impact réel de la réouverture des champs pétroliers libyens après leur réaction véhémente mercredi », a noté M. Williams.

Production de l'OPEP

De nombreux analystes restent persuadés que les prix vont grimper à moyen terme, alors que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a prévenu cette semaine dans un rapport que les risques de perturbations de la production se multipliaient.

« L'AIE prévoit un marché plus ou moins à l'équilibre au deuxième semestre, mais cela ne prend pas en compte les pertes en Iran », ont prévenu les analystes de Commerzbank.

À partir de novembre, les importateurs de pétrole iranien pourraient être sanctionnés par les États-Unis, et Washington n'a pour l'instant pas accordé d'exemption.

« Nous estimons que l'administration de Donald Trump ne pourra pas adopter une ligne dure sur le sujet » de crainte de faire grimper le prix du brut, ont relativisé les analystes de Bank of America Merrill Lynch.

L'offre mondiale de pétrole est actuellement resserrée. L'Arabie saoudite et la Russie, deux des trois plus grands producteurs mondiaux avec les États-Unis, ont annoncé fin juin lors d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole qu'elles augmenteraient leur production pour compenser ces baisses.

Mais le marché doute que les deux géants puissent augmenter leurs extractions dans un volume suffisant. Le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak s'est efforcé de rassurer vendredi.

Il a ainsi affirmé que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses dix partenaires pourraient augmenter leur production de plus d'un million de barils, jugeant toutefois que « les prix du pétrole sont volatils (...) ils reflètent également les déclarations sur les guerres commerciales », ont rapporté des agences russes.

« Les capacités de réserves mondiales sont actuellement extrêmement serrées. Le marché a de quoi être nerveux d'ici à ce que les augmentations de production se matérialisent réellement », a estimé M. Williams.




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