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Le pétrole se stabilise, le marché hésite

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat d'août prenait 14 cents à 70,47 dollars une heure après son ouverture.

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Agence France-Presse
LONDRES

Les cours du pétrole se stabilisaient vendredi dans un marché indécis entre tensions commerciales et risques de perturbation de l'offre, notamment en Iran.

Vers 10 h, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 74,50 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 5 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat d'août prenait 14 cents à 70,47 dollars une heure après son ouverture.

«Dans son rapport mensuel, l'AIE (Agence internationale de l'Énergie) table sur une croissance moins robuste de la demande au deuxième semestre 2018», a commenté Benjamin Lu, analyste chez Phillip Futures.

Mercredi, les prix du brut avaient chuté alors que l'escalade des tensions commerciales avait continué entre la Chine et les États-Unis, tandis que les exportations libyennes avaient repris.

Selon les données des douanes chinoises publiées vendredi, les importations de pétrole du pays ont reculé pour le deuxième mois de suite.

Pourtant, de nombreux analystes restent persuadés que les prix vont grimper à moyen terme, alors que l'AIE a prévenu que les risques de perturbations de la production se multipliaient.

«L'AIE prévoit un marché plus ou moins à l'équilibre au deuxième semestre, mais cela ne prend pas en compte les pertes en Iran», ont prévenu les analystes de Commerzbank.

À partir de novembre, les importateurs de pétrole iranien pourraient être sanctionnés par les États-Unis, et Washington n'a pour l'instant pas accordé d'exemption.

«Nous estimons que l'administration de Donald Trump ne pourra pas adopter une ligne dure sur le sujet» de crainte de faire grimper le prix du brut, ont commenté les analystes de Bank of America Merrill Lynch.

L'Arabie saoudite et la Russie, deux des trois plus grands producteurs mondiaux avec les États-Unis, ont annoncé fin juin lors d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole qu'ils augmenteraient leur production pour compenser ces baisses.

Alors que le marché doute que les deux géants pourront augmenter leurs extractions dans un volume suffisant, le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak s'est efforcé de rassurer vendredi.

Il a ainsi affirmé que l'OPEP et ses dix partenaires pourraient augmenter leur production de plus d'un million de barils, jugeant toutefois que «les prix du pétrole sont volatils (...) ils reflètent également les déclarations sur les guerres commerciales», ont rapporté des agences russes.




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