Le pétrole en baisse après un apaisement des tensions en Syrie

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Sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), le baril de light sweet crude (WTI) pour l'échéance de mai a perdu 1,17 dollar à 66,22 dollars.

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Agence France-Presse
New York

Les prix du pétrole ont nettement baissé lundi après avoir atteint des sommets la semaine dernière, les investisseurs étant rassurés par l'absence d'escalade militaire en Syrie suite au bombardement mené par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a terminé à 71,42 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,16 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), le baril de light sweet crude (WTI) pour l'échéance de mai a perdu 1,17 dollar à 66,22 dollars.

Le pétrole avait terminé la semaine dernière à son plus haut niveau depuis décembre 2014, du fait de tensions géopolitiques croissantes, qui ont vu les États-Unis et leurs alliés français et britannique tirer durant le weekend une centaine de missiles sur des sites militaires et des centres de recherche du régime syrien.

«On craignait une escalade militaire. Mais malgré les menaces des russes, il ne s'est rien passé après les frappes», a indiqué James Williams de WTRG.

De leur côté les Occidentaux ont souligné que leur opération militaire était «limitée» et que de nouvelles frappes ne devraient pas avoir lieu.

Selon Connor Campbell, analyste pour Spreadex, «maintenant que les craintes se sont apaisées, l'or noir recule».

Schiste

«Des prises de bénéfices ont été observées dès l'ouverture des marchés», a souligné Jasper Lawler de London Capital Group, ajoutant que selon lui, les prix devraient néanmoins rester soutenus par la persistance des tensions au Moyen-Orient.

Par ailleurs, la publication lundi d'un rapport de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) sur la productivité dans les activités de forage a poussé un peu plus les prix vers le bas, d'après M. Williams.

«Ce rapport montre qu'au rythme actuel de forage les États-Unis vont produire chaque année 1,5 million de barils de schiste supplémentaires, ce qui a un effet très négatif pour les marchés», a-t-il affirmé.

Tous types de pétroles confondus, les États-Unis ont produit 10,53 millions de barils par jour selon un rapport hebdomadaire de l'EIA publié mercredi dernier, un niveau historiquement élevé.

«Au niveau actuel des prix du pétrole, la production américaine de schiste va continuer à monter et la part de marché des membres de l'OPEP va continuer à s'éroder», a encore ajouté M. Williams.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, associée à d'autres producteurs non-membres du cartel dont la Russie, a décidé fin 2016 de limiter sa production afin de résorber les stocks excédentaires et tenter ainsi de redresser le prix.

Signe d'une hausse de la production américaine dans un futur proche, le nombre de puits de pétrole actifs aux États-Unis a augmenté de 7 unités à 815 puits lors de la semaine du 13 avril, d'après la société américaine Baker Hughes.

C'est «un niveau record depuis mars 2015», a noté Hussein Sayed, analyste pour FXTM.




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