Le prix du pétrole new-yorkais a avancé vendredi à la clôture, dans un marché sans entrain tout au long de la séance avant un week-end prolongé aux États-Unis.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars, référence américaine du brut, a gagné 34 cents pour clôturer à 61,68 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

«C'était une séance très calme comme il y en a parfois. Les courtiers ont effectué quelques mouvements techniques et ont attendu patiemment le week-end», a observé Bill O'Grady de Confluence Investment.

Les cours se sont ainsi plutôt stabilisés, «comme à la Bourse de New York» lors d'une séance «tranquille», a relevé Matt Smith de ClipperData.

Les investisseurs vont éteindre leurs consoles pour trois jours à New York, puisque les marchés resteront fermés jusqu'à mardi en raison du Presidents Day lundi.

Vendredi, ces derniers ont porté peu d'attention au renforcement du dollar, défavorable à l'attractivité du pétrole pour les investisseurs munis d'autres devises, et à un indicateur avancé de la production américaine de brut.

Le nombre hebdomadaire de puits de pétrole actifs aux États-Unis a en effet avancé de 7 unités à 798 puits actifs, d'après la société américaine Baker Hugues, après un bond de 26 unités la semaine précédente.

«Le marché en revient aux fondamentaux, entre la hausse de la production américaine et l'engagement renouvelé de l'OPEP et de ses partenaires à respecter, voire prolonger, leur accord de limitation de production», a souligné M. Smith.

Depuis fin 2016, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole s'est associée à 10 autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leur production, écluser les stocks et ainsi permettre aux prix de remonter. Cet accord, qui a déjà été renouvelé deux fois, doit pour l'instant prendre fin 2018.

Souhail al-Mazrouei, ministre de l'Énergie des Émirats arabes unis, a affirmé jeudi que le cartel cherchait à formaliser avant la fin 2018 un accord à long terme avec d'autres producteurs ne faisant pas partie de l'organisation.

Alors que la production américaine s'envole et menace de peser lourdement sur les prix, «si l'Arabie saoudite et la Russie cimentent leur accord, cela montrerait leur volonté de soutenir les prix à long terme», a commenté Stephen Brennock, analyste chez PVM.

«La baisse des prix de la semaine dernière a poussé l'OPEP à dévoiler ses cartes. Mais si le cartel peut empêcher les prix de creuser leurs pertes, la production américaine risque de les empêcher de décoller», a prévenu l'analyste.