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Le pétrole baisse nettement

Le baril de light sweet crude (WTI) pour... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

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Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre a perdu 39 cents pour terminer à 56,81 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont nettement baissé mardi, sans aucun soutien de chiffres mitigés sur la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le marché restant largement déprimé par le manque d'éléments concrets sur une réduction de l'offre.

Le prix du baril de référence (WTI) a cédé 1,18 $ à 47,66 $ sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Les cours du pétrole n'arrivent pas à se sortir de leur déprime, à un moment où les signes d'un rééquilibrage du marché mondial restent irréguliers», a écrit Matt Smith, de ClipperData.

Le marché, qui avait déjà mal commencé la semaine la veille, a accéléré sa baisse en fin de séance dans un contexte marqué par les interrogations sur l'avenir de plafonds de production mis en oeuvre depuis janvier par l'OPEP et d'autres pays.

Non seulement le marché ne sait toujours pas si ces accords seront prolongés après la mi-2017, même si beaucoup d'analystes jugent acquise cette extension, mais «une fois de plus, leur efficacité est remise en question», a rapporté John Kilduff, d'Again Capital.

À cet appui, il évoquait les chiffres mensuels sur l'offre du cartel, remarquant que certains membres, comme les Emirats arabes unis et l'Angola, avaient vu leurs productions respectives repartir en hausse.

Certes, «l'ensemble de la production de l'OPEP a légèrement baissé en avril, à 31,9/32 millions de barils par jour (bj)», a reconnu dans une note Tim Evans, de Citi.

Mais c'est surtout à cause de la chute de l'offre libyenne à la suite des effets de la guerre civile et «on a appris que la production y avait rebondi ces derniers jours», a rappelé M. Evans, la compagnie publique du pays ayant annoncé lundi qu'elle avait retrouvé ses niveaux de 2014.

Dans ce contexte peu engageant dans l'immédiat, les investisseurs restent attentifs aux États-Unis, dont la production ne cesse d'augmenter puisque les compagnies locales ne sont pas liées aux accords de l'OPEP et de ses partenaires.

D'un côté, «il y a des signes comme quoi les réserves hebdomadaires de brut ont beaucoup baissé» aux États-Unis, a avancé Carl Larry, de Oil Larry.

Le département de l'Énergie (DoE) publiera mercredi ses chiffres sur le sujet et les économistes tablent sur un recul des réserves de brut de 3,25 millions de barils, selon un consensus compilé par l'agence Bloomberg.

Mais ils s'attendent aussi à une hausse des stocks d'essence d'un million de barils et à une progression de des produits distillés de 1,5 million de barils.




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