Les cours du pétrole remontaient mercredi en fin d'échanges européens malgré une hausse marquée des réserves de brut des États-Unis, les marchés ayant nettement anticipé les données publiées par le Département américain de l'Énergie (DoE).

AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 55,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 31 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de mars gagnait 27 cents à 52,44 dollars.

Les cours de l'or noir, qui avaient commencé la séance en baisse, rebondissaient de façon marquée pour effacer une partie de leurs pertes de la veille.

Pourtant, à première vue, les données publiées en cours de séance européenne par le DoE sur les réserves américaines, n'étaient pas de nature à pousser à l'achat.

Selon le DoE, les réserves commerciales de brut au 3 février ont bondi de 13,8 millions de barils sur la semaine, contre une hausse attendue de seulement 2,5 millions de barils, selon un consensus d'analystes compilé par Bloomberg.

«Le pétrole avait sérieusement reculé après la publication des données de la fédération professionnelle American Petroleum Institute, et il n'est pas surprenant de voir les prix rebondir dans une certaine mesure malgré la hausse des stocks», a affirmé Chris Beauchamp, analyste chez IG Markets.

Les réserves d'essence ont quant à elles reculé de 900 000 barils, contre une hausse attendue de 1,5 million de barils, et les produits distillés sont restés stables, quand les analystes tablaient sur une hausse de 500 000 barils.

«La hausse des réserves de brut est principalement due à une hausse des importations, peut-être parce que les raffineries font le plein avant une possible taxation des échanges. Les réserves d'essence reculent, ce qui prouve que la demande est forte, et cela adoucit ce rapport à priori négatif», ont expliqué les experts de DNB Markets.