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Le pétrole finit 2016 par une séance en petite baisse

Le baril de light sweet crude (WTI) pour... (PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE)

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Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre a clôturé en hausse de 1,56 dollar, ou 3,08%, à 52,22 dollars le baril, au plus haut depuis la mi-avril sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont très légèrement baissé vendredi à l'issue d'une séance sans animation et sans grande actualité, parachevant une année qui a toutefois permis au marché de signer sa première hausse depuis 2013.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a perdu cinq cents à 53,72 dollars sur le contrat pour livraison en février au New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le prix du baril de la Brent de la mer du Nord a cédé trois cents à 56,83 dollars sur le contrat pour livraison en mars à l'Intercontinental Exchange (ICE), dont c'était le premier jour comme cours de référence.

«Il ne s'est pas passé grand-chose aujourd'hui, c'était très calme et les volumes d'échanges étaient très faibles», a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

La semaine n'a duré que quatre jours sur les places américaines, lundi étant férié pour le lendemain de Noël, et beaucoup d'investisseurs attendent 2017 pour faire leur retour sur un marché pétrolier qui achève l'année plutôt en forme.

«L'actualité était peu fournie aujourd'hui, laissant le champ à de nombreux bilans de fin d'année», a souligné dans une note Tim Evans, de Citi, notant que le marché pétrolier avait signé sa première hausse annuelle depuis 2013.

Les cours, qui achèvent l'année une quinzaine de dollars au-dessus de leur niveau de la fin 2015, ont avant tout profité «de la décision de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) d'abaisser sa production», a-t-il précisé.

De fait, c'est lors des deux derniers mois de l'année que le marché a particulièrement monté au moment où le cartel annonçait deux accords, l'un en son sein et l'autre avec des pays extérieurs comme la Russie, pour réduire son offre.

«Les investisseurs attendent janvier afin de savoir à quel point l'OPEP et les pays extérieurs vont respecter ces baisses de production», a rapporté M. Lipow.

Risque aux É.-U.

Comme en témoigne le récent essor des cours, un certain optimisme est de mise, mais beaucoup d'observateurs expriment toujours leur prudence, les membres du cartel n'ayant pas, par le passé, fait preuve de bonne volonté pour respecter des quotas, et préviennent qu'il faudra attendre la fin janvier avant d'avoir de premiers retours concrets.

«Des doutes planent toujours» sur la bonne mise en oeuvre de ces pactes, a mis en garde Lukman Otunuga, analyste chez FXTM. «La volatilité sur le marché du pétrole pourrait atteindre son paroxysme en 2017 si des complications apparaissent.»

Quand bien même ces baisses de production se concrétiseraient, certains analystes craignent déjà qu'elles ne fassent qu'ouvrir la porte à une accélération de l'offre des États-Unis, restés en marge de ces accords.

«À ce niveau de cours, la production américaine risque de repartir dans un mois ou deux», a jugé James Williams, de WTRG Economics.

Sur ce plan, les investisseurs ont pris connaissance vendredi d'une nouvelle hausse, certes minime, du nombre de puits en activité aux États-Unis, selon un décompte établi par le groupe Baker Hughes et souvent considéré comme un indicateur avancé de la production.




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