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Teck peut-elle décupler ?

Teck Resources, établie à Vancouver, produit de l'acier, du... (PHOTO fournie par Teck Resources)

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Teck Resources, établie à Vancouver, produit de l'acier, du cuivre et du zinc, mais aussi du charbon, en plus d'exploiter des sables bitumineux.

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Paul Durivage
La Presse

Après avoir multiplié sa valeur par neuf depuis son creux de janvier, Teck Resources, l'une des plus grandes sociétés minières canadiennes, est en passe de s'inscrire parmi les « ten baggers », ce groupe de titres enviés dont la valeur a décuplé en Bourse.

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Les actions de Teck montent en flèche depuis leur bas de la mi-janvier. En chute constante durant cinq ans, le titre s'était affaissé jusqu'à 3,65 $ avant de rebondir jusqu'à un sommet de 35,67 $, le 28 novembre. Il est en léger repli depuis.

L'expression « ten-baggers » a été popularisée par Peter Lynch, le légendaire investisseur des années 90 qui collectionnait les titres dont la valeur en Bourse avait été multipliée par 10 et plus. Alimentation Couche-Tard, qui est passée de 6 $ à plus de 60 $, est un bon exemple de ce genre d'actions qui font la fortune des investisseurs qui n'ont pas le vertige. Il lui a toutefois fallu plus de sept ans pour accomplir cet exploit.

Teck doit donc grimper encore jusqu'à 36,50 $ pour se qualifier dans ce club sélect. C'est loin d'être hors champ sachant que l'action ordinaire de catégorie B valait plus de 60 $ au plus fort du dernier cycle des ressources, en janvier 2011.

Les 21 analystes qui s'intéressent au titre ciblent en moyenne un cours de 35 $ sur 12 mois, mais Shane Nagle, l'expert de la Financière Banque Nationale (BN), n'exclut pas un prix de... 45 $, selon le dernier relevé de l'agence financière Thomson Reuters.

PERSPECTIVES FAVORABLES

L'analyste de la BN, qui a une bonne moyenne au bâton en ce qui concerne Teck, notait dans sa dernière analyse, fin octobre, combien le titre, alors à près de 30 $, était bas. Il relevait le fort escompte par rapport aux autres grands producteurs de ressources et le multiple boursier des bénéfices prévus, bien en deçà de sa moyenne historique. Cela, malgré l'amélioration fondamentale du marché du charbon métallurgique et la réduction substantielle des coûts du groupe.

L'entreprise de Vancouver produit de l'acier, du cuivre et du zinc, mais aussi du charbon, en plus d'exploiter des sables bitumineux. Elle a licencié près de 2000 employés au Canada et ailleurs dans le monde en 2014 et 2015, afin de réduire ses dépenses d'exploitation.

Les économistes de Desjardins croient d'ailleurs que la remontée des prix des matières premières industrielles se poursuivra l'an prochain, mais pas aussi rapidement. « Si un sentiment plus positif envers les métaux nous semble justifié, il ne faudrait pas tomber dans l'excès alors qu'une poussée exagérée des prix pourrait entraîner une relance trop rapide de la production de métaux », peut-on lire dans leur dernier bulletin Tendances des matières premières.

Desjardins prévoyait depuis longtemps qu'une certaine remontée des prix des métaux industriels serait nécessaire pour équilibrer l'offre et la demande de métaux à moyen terme, après une chute exagérée en 2014 et en 2015. La remontée qui s'est amorcée avec les efforts de relance du gouvernement chinois s'est accélérée à la suite de l'élection de Donald Trump.

LA RECOMMANDATION

La communauté financière relâche un peu la garde concernant Teck. Sa cote d'amour s'est améliorée, passant de 3,0 à 2,5 depuis septembre sur l'échelle de Thomson Reuters qui va de 1 à 5, le premier chiffre désignant les chouchous. Ce score se compare à celui des grandes banques canadiennes, qui font aussi l'objet de réserves après leur forte poussée boursière des derniers mois. Plus en détail, l'action de Teck obtient 13 recommandations d'achat, contre 7 mentions « à conserver » et une invitation appuyée à vendre, signée par la firme indépendante Accountability Research, qui trouve le titre très surévalué.




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