Les cours du pétrole ont nettement baissé vendredi, souffrant d'incertitudes conjuguées sur l'accord de réduction de la production de l'OPEP et sur l'élection présidentielle américaine après la réouverture de l'affaire des courriels d'Hillary Clinton.

Mis à jour le 28 oct. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le cours du baril de référence (WTI) a perdu 1,02 dollar, à 48,70 dollars, au New York Mercantile Exchange (Nymex) sur le contrat pour décembre.

«On a eu quelques nouvelles de l'OPEP et les choses semblent toujours très compliquées. Il semble qu'un accord sur une sorte de gel ou de réduction de la production a peu de chances d'arriver», a indiqué Oliver Sloup de iiTrader.com.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui a annoncé fin septembre vouloir réduire sa production, planche vendredi et samedi sur ce potentiel accord lors d'une réunion technique, à laquelle doit se joindre pour partie la Russie, important pays producteur non membre.

En fin d'échanges, le brut a, dans la foulée des marchés d'actions, accentué ses pertes après l'annonce que le FBI rouvrait le dossier sur les courriels d'Hillary Clinton suite à la découverte de nouveaux messages.

«Le marché est encore en train de digérer l'information et la volatilité a très certainement augmenté. Comme nous sommes vendredi, (...) je pense que les investisseurs ne veulent pas garder ces incertitudes tout le week-end», a expliqué Oliver Sloup.

Du côté de l'OPEP, même si l'accord ne doit être finalisé qu'ultérieurement, les représentants des pays producteurs «recherchent toujours la formule magique qui pourra obtenir l'approbation des gouvernements à temps pour le sommet prévu le 30 novembre», a indiqué Tim Evans de Citi dans une note.

Fin septembre, l'OPEP avait annoncé vouloir réduire sa production, mais, depuis, des dissensions, notamment sur la répartition des quotas-pays par pays, sont apparues dans la presse ce qui a globalement fait baisser les prix depuis le début de la semaine.

Désormais, les investisseurs craignent que «l'accord soit tellement édulcoré qu'il devienne inefficace» a estimé Bob Yawger de Mizuho Securities USA qui n'excluait pas un échec pur et simple des négociations.

Principale interrogation des analystes, la position de l'Irak, deuxième producteur du cartel qui leur a semblé peu enclin à accepter l'application de quotas.