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Le pétrole reprend son souffle et finit en baisse

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le... (Photo Jim Wilson, archives The New York Times)

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet lâchait 82 cents à 50,41 dollars.

Photo Jim Wilson, archives The New York Times

Agence France-Presse
NEW YORK

Au plus haut depuis près d'un an lors des trois précédentes séances, les cours pétroliers se sont repliés jeudi, comme certains investisseurs prenaient leurs bénéfices à la suite de cette embellie.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a perdu 67 cents à 50,56 dollars sur le New York Mercantile Exchange, enregistrant sa première séance de baisse de la semaine après avoir systématiquement fini au plus haut depuis juillet 2015.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a reculé de 56 cents à 51,95 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), lui aussi après trois séances au plus haut de 2016.

Après un tel essor, le marché pétrolier a logiquement pâti jeudi de «prises de bénéfices», a estimé John Kilduff d'Again Capital, remarquant plus largement que «l'ensemble des marchés mondiaux sont en baisse» sur fond d'inquiétudes sur les perspectives économiques internationales.

Depuis février, où ils étaient tombés au plus bas depuis 2003, les cours de l'or noir ont presque doublé en profitant d'une conjonction d'éléments laissant espérer une résorption de l'offre, notamment une baisse de la production américaine.

Malgré son repli de jeudi, «le marché reste très solide», a estimé Carl Larry de Frost & Sullivan. «On va attaquer la semaine prochaine en forme et peut-être même viser les 55 dollars !»

Force du dollar

Pour le moment, les cours semblaient marquer le pas dans un volume d'échanges limités ainsi qu'une actualité pétrolière réduite, y compris en ce qui concerne les problèmes de production à travers le monde, soutien notable du marché lors des dernières semaines.

Le département américain de l'Énergie (DoE) a toutefois publié des chiffres donnant la mesure de ces perturbations, en estimant que la production représentait 3,6 millions de barils en moins par jour (bj), dont 2,5 millions de bj pour les seuls Canada, Libye et Nigeria.

Parmi les facteurs défavorables, «le dollar se renforce après l'annonce d'inscriptions au chômage moindres que prévu aux États-Unis», a remarqué dans une note Tim Evans de Citi.

La force du dollar a un impact négatif sur les échanges pétroliers, puisque ceux-ci sont libellés en monnaie américaine et en deviennent moins intéressants. Or le billet vert avait plutôt donné un soutien au marché de l'or noir depuis le début de la semaine en chutant à la suite de chiffres mensuels très décevants sur l'emploi aux États-Unis.

En ce qui concerne le marché du pétrole, «même si son petit déclin a le potentiel pour se développer en recul plus notable, cela ressemble plutôt pour le moment à un modeste rééquilibrage technique en baisse (...) plutôt qu'à un changement majeur de tendance», a conclu M. Evans.

«La dynamique actuelle, l'humeur du marché, l'absence de toute nouvelle baissière et les interruptions de production qui restent importantes suggèrent que la hausse des prix va continuer», ont de leur côté estimé les analystes de Commerzbank.

Ils remarquaient que les investisseurs ne s'étaient pas laissés abattre la veille par l'annonce d'un rebond hebdomadaire de la production américaine, le premier depuis trois mois.




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