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Dollar et offre continuent à porter le pétrole au plus haut

Vers 9h05, le cours du baril de «light... (Photo archives AP)

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Vers 9h05, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet, qui avait fini la veille au plus haut depuis l'été dernier, prenait 57 cents à 50,26 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Photo archives AP

Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont fini mardi comme la veille au plus haut de l'année, restant sous l'influence favorable d'un dollar déprimé et de problèmes de production dans le monde.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet, qui avait fini la veille au plus haut depuis l'été dernier, a encore pris 67 cents à 50,36 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a avancé de 89 cents à 51,44 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), terminant lui aussi pour la seconde séance de suite au plus haut de 2016.

«En ce moment, le marché du pétrole tire une grande partie de sa force (...) de la faiblesse du dollar», a mis en avant James Williams, de WTRG Economics.

Même si le billet vert ne bouge guère depuis le début de la semaine, il avait chuté vendredi après des chiffres décevants sur l'emploi américain et cette dégringolade se fait sentir en retour sur le marché pétrolier, libellé en dollars.

«On réagit à l'idée que la Réserve fédérale (Fed) ne va pas monter ses taux et que cela va affaiblir le dollar», a jugé M. Williams. «Et un dollar faible, cela soutient les cours du brut.»

À cela s'ajoute, là aussi comme la veille, les problèmes de production dans le monde, qui perdurent en Libye, au Venezuela et, surtout, au Nigeria, quand bien même le Canada se remet des effets des incendies dévastateurs de mai.

Espoirs aux É.-U.

«Il n'y a pas vraiment de facteur dominant, ce sont juste les mêmes choses que lors des derniers jours: (...) la combinaison d'un affaiblissement du dollar avec des craintes persistantes sur l'offre», a ainsi jugé Matt Smith, de ClipperData.

L'attention des investisseurs se tourne surtout vers le Nigeria, principal producteur africain de pétrole avec l'Angola, au moment où se multiplient les sabotages d'installations pétrolières, menés par une multitude de groupes rebelles dans le delta du Niger, face auxquels le gouvernement dit envisager des pourparlers de paix, tout en envoyant des navires et avions armés.

En plus d'être «soutenus par les problèmes persistants de production au Nigeria», les cours montent «dans l'idée que les réserves américaines ont baissé la semaine dernière», a enchaîné Tim Evans, de Citi, dans une note.

L'American Petroleum Institute (API), fédération du secteur, publiera ses estimations hebdomadaires sur le sujet mardi après la clôture, à la veille des chiffres officiels du gouvernement américain.

En s'attendant à une baisse des réserves américaines, les investisseurs ne font que se calquer sur «les développements habituels à cette saison, comme l'accélération de la cadence des raffineries est censée contribuer à réduire les stocks de brut», a précisé M. Evans.

Plus largement, il craignait que le marché pétrolier soit exposé à un brusque repli, en remarquant que les volumes d'échanges étaient actuellement peu élevés et que l'embellie des cours du brut n'était pas aussi marquée dans les prix de l'essence et des produits distillés.

«Le marché reste incertain», a conclu à ce titre M. Williams. «Les investisseurs ont tendance à être un peu plus optimistes que certains analystes.»




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