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Le pétrole finit au plus haut de l'année après de bons chiffres

Les cours pétroliers ont fini au plus haut de l'année mercredi après l'annonce... (PHOTO MARK RALSTON, ARCHIVES AFP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours pétroliers ont fini au plus haut de l'année mercredi après l'annonce d'une nette baisse des réserves américaines, qui a conforté la bonne disposition des marchés dans l'espoir d'une résorption de la surabondance mondiale.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juillet a gagné 94 cents à 49,56 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant pour la seconde séance de suite à un niveau sans précédent depuis sept mois pour un contrat de référence.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne du brut, pour livraison en juillet a vu son cours avancer de 1,13 dollar à 49,74 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), lui aussi au plus haut niveau de l'année.

«On a pris connaissance d'une baisse de bonne ampleur des stocks de brut» aux États-Unis «et cela a alimenté la hausse des cours», a estimé Matt Smith, de ClipperData.

Les réserves américaines de pétrole brut ont baissé de plus de quatre millions de barils la semaine dernière, selon des chiffres publiés mercredi par le département de l'Énergie (DoE) des États-Unis.

Certes, «ça n'était pas totalement inattendu», comme l'a reconnu M. Smith, au moment où les incendies dévastateurs au Canada ont nettement réduit la production du pays, premier fournisseur des États-Unis en pétrole.

Les cours étaient d'ailleurs déjà en hausse au début de la séance, puisque la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) avait annoncé une forte baisse des stocks de brut dans ses propres estimations et ils ont même ralenti juste après les chiffres du DoE, avant de se reprendre.

Rééquilibrage

«La baisse des stocks de brut reste plus encourageante que ce qui était généralement attendu», a tout de même reconnu dans une note Tim Evans, de Citi.

Parmi les éléments moins favorables, il notait une hausse de deux millions des barils d'essence, qu'il attribuait «à la fois à une baisse de la demande et à une hausse des importations par rapport aux précédentes semaines».

Le rapport du DoE était dans l'ensemble jugé plutôt encourageant, d'autant qu'il confirme une fois de plus le déclin de la production américaine, pour la onzième semaine de suite.

«Si l'on regarde les chiffres des stocks, on commence à réaliser que la demande continue à être solide et que la production commence à plonger, ce qui devrait rééquilibrer le marché», a estimé Phil Flynn, de Price Futures Group.

Les observateurs divergent quant à l'interprétation à donner de l'embellie connue par les cours ces dernières semaines, entre ceux qui l'attribuent à un véritable espoir de rééquilibrage du marché mondial et ceux qui n'y voient que l'effet temporaires des problèmes de production au Canada et au Nigéria, frappé par des sabotages.

«Je crains que le marché mise trop sur une hausse», a reconnu M. Smith. «À mon avis les cours vont finir par se replier, sous l'influence de la force du dollar.»

Dans l'immédiat, il remarquait néanmoins que le billet vert, dont la force nuit aux cours pétroliers car ils sont libellés en monnaie américaine, s'était un peu affaibli mercredi, ce qui avait donné «un peu de soutien» au marché de l'or noir.




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