Le pétrole finit en hausse malgré l'augmentation des stocks

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Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin gagnait en revanche 17 cents à 43,82 dollars.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole brut ont fini en petite hausse mercredi, le rebond du début de séance ayant survécu de justesse à une nouvelle augmentation des stocks de brut aux États-Unis.

Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en juin a gagné 13 cents à 43,78 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) au terme d'une séance hésitante, qui a fini par mettre fin à une série de baisses.

«Le marché est fluctuant et sans grande direction», a souligné Gene McGillian, chez Tradition Energy.

Les cours du WTI, soutenus en matinée par une crainte que la production de sables bitumineux au Canada soit touchée par de spectaculaires incendies en Alberta (ouest) ont progressivement cédé leurs gains après l'annonce par le ministère américain de l'Énergie (DoE) d'une hausse plus forte qu'attendu des réserves américaines de brut la semaine dernière.

Lors de la semaine achevée le 29 avril, les réserves commerciales de brut ont progressé de 2,8 millions de barils aux États-Unis, pour atteindre 543,4 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg tablaient sur une progression de seulement 750 000 barils.

Les stocks d'essence ont eux aussi augmenté, de 500 000 barils, alors que les experts de Bloomberg et l'association professionnelle API tablaient sur un reflux. Les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont en revanche baissé de 1,3 million de barils.

Dans un premier temps, les investisseurs ont semblé minimiser la médiocrité de ces chiffres, qui semblait compensée par une nette baisse de la production américaine (- 113 000 barils par jour).

Même si ce repli était pour l'essentiel (à raison de 83 000 barils) dû à des problèmes de production en Alaska, ce chiffre était plutôt rassurant pour des investisseurs qui commencent à craindre que la remontée des cours ces dernières semaines incite les producteurs américains à intensifier le pompage.

«On s'attend à ce que la production américaine recule encore et que la demande augmente, ce qui soutient le marché», a souligné M. McGillian, mais «la remontée des cours va avoir du mal à se prolonger», si on ne voit pas au niveau mondial aussi baisser la production et augmenter la demande.

Or, les derniers chiffres sur la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) en avril, publiés par les agences Bloomberg et Reuters, sont proches des niveaux record de janvier, et pour ce qui est de la demande une série d'indicateurs sur le secteur manufacturier en Chine et aux États-Unis, entre autres, ont été médiocres.




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