Le pétrole demeure au-dessus de 40 $ le baril

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Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) n'a gagné que 8 cents à 40,75 $US sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont fini la séance près de l'équilibre mercredi, les investisseurs hésitant à tester un nouveau plancher après des chiffres montrant une stabilisation des stocks et de la production de brut aux États-Unis.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre, après un accès de faiblesse, n'a gagné que 8 cents à 40,75 $US sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

D'abord poussés à la baisse après la publication des statistiques hebdomadaires du ministère américain de l'Énergie (DoE) montrant une nouvelle augmentation des stocks de brut, les cours se sont ensuite rapprochés de l'équilibre.

La progression des stocks, à hauteur de 300 000 barils durant la semaine achevée le 13 novembre, a été certes très inférieure à ce qu'avaient prévu les analystes interrogés par l'agence Bloomberg (+2 millions de barils).

Mais elle a déçu ceux qui s'étaient pris à espérer enfin un reflux, conformément à ce qu'avait prévu mardi soir l'association professionnelle API (-500 000 barils).

Par ailleurs, les investisseurs ont pu être rassurés de voir se stabiliser la production nationale, qui a reflué de seulement 3000 barils par jour (à 9,182 millions de barils par jour).

Autres chiffres rassurants aux yeux des investisseurs déprimés par les énormes excédents, les stocks de produits distillés, dont le fioul de chauffage, ont décliné plus que ne l'avaient anticipé les experts de Bloomberg (-800 000 barils au lieu de -500 000 attendus), et les raffineries ont encore augmenté leur cadence. En revanche, les stocks d'essence ont progressé alors qu'un reflux était escompté.

Avec toutes ces données diverses, le prix du contrat de référence du WTI a une nouvelle fois flirté avec le seuil de 40 $US le baril, sous lequel il n'a plus terminé la séance depuis la fin août.

Certains analystes se demandaient toutefois si ce seuil pourrait tenir longtemps, estimant à l'instar de Jason Schenker, chez Prestige Economics, que «la tendance reste baissière».

«Les chiffres sur les stocks vont perdre de l'importance par rapport à ce qui se passe avec la Réserve fédérale américaine, l'économie américaine, et en particulier l'industrie américaine, ainsi que l'économie mondiale», a dit M. Schenker.

Le procès-verbal de la dernière réunion de la Fed, publié mercredi, a confirmé que la majorité des membres de son Comité de politique monétaire estimaient fin octobre que les conditions économiques permettant une première hausse des taux d'intérêt américains «pourraient bien être atteintes» en décembre, ce qui a soutenu le niveau élevé du dollar.

Or le dollar fort pèse sur les cours du brut, car il pénalise les acheteurs munis d'autres devises, vu que les cours sont libellés en billets verts.




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