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Grèce: réouverture «temporaire» des mines d'Eldorado Gold

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Un tunnel lors de la construction de la mine Olympias, à Ierissos.

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Agence France-Presse
ATHÈNES

La justice grecque a donné vendredi son feu vert pour la réouverture «temporaire» des mines d'or de la société canadienne Eldorado Gold en Chalcidique (nord), dont le fonctionnement avait été suspendu après une décision ministérielle en août.

À la suite d'un recours des employés de ces mines qui protestaient contre la décision ministérielle, le Conseil d'État, haute juridiction administrative grecque, a jugé que l'arrêt des travaux en août avait provoqué «des dégâts irréparables» pour le personnel des mines et a ordonné leur réouverture «temporaire», jusqu'à une décision de justice «définitive», attendue d'ici fin octobre.

Lors de la suspension des travaux en août, plus de 800 employés ont été mis au chômage partiel.

Le 19 août, le ministre de l'Environnement Panos Skourletis avait indiqué que la décision de l'arrêt du fonctionnement des mines était due à «la violation des conditions techniques», surtout environnementales.

Mais la cour a jugé que l'État «n'avait pas justifié suffisamment ces raisons techniques».

Le 13 août, la société s'était félicitée d'une décision du Conseil d'État, qui avait alors jugé que les activités d'investissement de Hellas Gold, filiale d'Eldorado Gold, étaient «légales» en rejetant les recours de certains habitants et associations environnementales de la région contre ce projet.

Le projet de Hellas Gold, qui dirige d'autres mines d'or en Chalcidique, a divisé les habitants de la ville de Skouries ces dernières années, surtout en 2013, et provoqué de nombreuses manifestations émaillées de graves incidents.

Le parti de la Gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras, au pouvoir actuellement et dans l'opposition à l'époque, avait soutenu certains habitants qui s'opposaient à cet investissement, soutenant qu'il entraînerait la pollution de l'eau par des substances chimiques dangereuses, comme le cadmium, le plomb, le mercure ou l'arsenic.

D'autres habitants étaient au contraire en faveur du projet car, selon eux, il permettrait la création de nouveaux emplois, le taux de chômage en Grèce étant l'un des plus élevés en Europe (26 % actuellement).




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