Les cours du pétrole ont légèrement monté jeudi à New York, dans un marché qui manquait de direction faute d'actualité particulière à l'or noir, et continuait de tourner autour du même niveau depuis le début du mois.

Publié le 24 sept. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en novembre, a pris 43 cents à 44,91 $ US sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), au lendemain d'une chute de près de 2 $ US.

Le marché a entamé la séance en légère baisse à New York, avant de se redresser pendant la journée, mais ses variations sont restées minimes.

«Il n'y rien de très enthousiasmant» dans cette petite hausse, a reconnu Bart Melek, de TD Securites. «S'il faut chercher une explication, on peut dire que c'est lié au fait que le marché est très instable.»

Après avoir chuté pendant l'été à leur plus bas niveau depuis six ans et demi, face à une offre toujours élevée et à des craintes sur la demande chinoise, les cours se sont légèrement redressés pour rester autour de 45 $ US le baril à New York depuis le début septembre, malgré des fluctuations quotidiennes parfois importantes.

Jeudi, parmi les éléments qui ont empêché les cours de franchement rebondir après leur nette baisse de la veille, «un vaste mouvement d'aversion au risque» a frappé les marchés mondiaux, a remarqué Matt Smith, de ClipperData.

Les Bourses européennes, la place de Tokyo et Wall Street se sont toutes orientées nettement dans le rouge, affectées par les incertitudes sur la croissance mondiale.

De plus, aux États-Unis, les indicateurs du jour n'ont guère suscité l'enthousiasme, notamment une baisse des commandes de biens durables en août, même si elle n'a pas été plus grave que ce qui était attendu.

«Nous continuons à penser que la relative faiblesse des indicateurs, qui se traduit aussi par une faiblesse des Bourses et d'autres matières premières, constitue un risque de baisse» pour le marché du pétrole, a prévenu Tim Evans, de Citi.

«La baisse des commandes américaines de biens durables en août est un nouveau signe que la demande mondiale n'est pas en train de bondir» pour l'or noir, a-t-il précisé.