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Le pétrole finit en petite hausse

Les cours du pétrole ont fini la séance en petite hausse lundi à New York, dans... (Photo Tim Chong, Reuters)

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Photo Tim Chong, Reuters

Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont fini la séance en petite hausse lundi à New York, dans un marché où l'espoir d'un accord sur la Grèce était contrebalancé par les inquiétudes sur la surabondance de l'offre.

Le prix du baril de «light sweet crude»(WTI) pour livraison en juillet, dont c'était le dernier jour de cotation, a gagné 7 cents à 59,68 dollars sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), après avoir passé presque toute la séance dans le rouge.

Avant l'ouverture du marché américain, les cours s'étaient orientés à la hausse, bénéficiant, comme les marchés d'actions, de l'optimisme ambiant sur les chances d'un accord entre la Grèce et ses créanciers, mais, soit les investisseurs ont perdu de leur enthousiasme, soit d'autres inquiétudes sont venues prendre le dessus.

Pour Tim Evans, chez Citi, c'est le déséquilibre persistant entre l'offre et la demande qui pèse surtout sur le marché.

«On espère toujours qu'une forte demande saisonnière au deuxième semestre limitera le sentiment négatif, mais on remarque que le marché se rend de mieux en mieux compte que même un surplus (d'offre) plus faible (qu'au premier semestre) augmenterait encore les stocks, dans une période de l'année où il est bien plus courant d'assister à un déficit saisonnier», a-t-il expliqué dans une note.

Certains analystes voient dans les négociations sur le programme nucléaire iranien des raisons supplémentaires de s'inquiéter du surplus d'offre.

«Les (responsables) iraniens ont l'air prêts à soutenir un accord, ce qui ouvrirait la porte à une augmentation de la production du pays qui s'ajouterait à l'offre déjà surabondante et pèserait sur les cours», a expliqué Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

L'Iran et le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sont engagés depuis 20 mois dans d'intenses tractations.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé lundi qu'un accord était «possible» d'ici la date butoir du 30 juin «ou quelques jours après».

Il s'agit de garantir le caractère pacifique du programme nucléaire de l'Iran, en échange d'une levée des sanctions internationales qui affectent l'économie de ce pays.

«Le marché semble complaisant à propos de l'augmentation de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et des négociations iraniennes, mais ces deux facteurs pourraient contrebalancer toute baisse de la production américaine,» ont averti les analystes de Morgan Stanley.

Mais au total, comme l'a noté Kyle Cooper chez IAF Advisors, le marché manque de conviction pour faire évoluer les cours. Il a noté que même en cas d'accord avec les Iraniens, «il faudra 120 ou 180 jours pour voir arriver le brut iranien», ce qui n'est pas de nature à faire beaucoup bouger les cours dans l'immédiat.




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