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Le pétrole baisse encore à New York

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Agence France-Presse
NEW YORK

Pour la seconde séance de suite, les cours du pétrole ont nettement baissé jeudi, le marché se montrant de plus en plus pessimiste à la veille d'une décision de l'OPEP sur son niveau de production.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet a cédé 1,64 dollar à 58,00 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir déjà perdu plus de 1,5 dollar la veille.

À Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a baissé de 1,77 dollar à 62,03 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Les marchés pétroliers se concentrent de plus en plus sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à la veille de son sommet (à Vienne), dans la crainte d'un probable maintien de ses quotas (de production), qui ne ferait rien pour améliorer l'actuelle surabondance sur le marché mondial», a résumé Tim Evans, de Citi.

Le niveau élevé de l'offre a largement contribué à faire chuter de moitié les prix au second semestre de l'an dernier, même s'ils ont un peu rebondi depuis le début du printemps, et l'OPEP y a largement contribué en maintenant à l'automne son plafond de production à 30 millions de barils par jour.

«C'est dur de faire des prévisions sur ce sommet, sauf sur le fait qu'ils ne vont pas réduire leurs quotas», a renchéri James Williams de WTRG Economics. «Ça, c'est facile. Le reste, c'est moins sûr.»

«Il y a toujours un petit risque qu'ils relèvent leur plafond, et s'ils font cela, cela pourrait plomber le marché du brut», a-t-il ajouté. «Le plus probable, c'est qu'ils n'y changent rien, mais que les Saoudiens et d'autres pays du Golfe laissent entendre que si quelqu'un veut plus de pétrole, ils lui en donneront.»

Équilibrisme

Sur ce plan, «l'Arabie saoudite a relevé son prix officiel de ventes vers l'Asie à son plus haut niveau depuis dix mois», a rapporté M. Evans. «On pourrait croire que c'est une information positive, sauf si l'on se rappelle qu'il y a dix mois, les cours étaient en chute libre», ce qui relativise donc cette comparaison.

Signe que le cartel, dont Riyad est le chef de file, doit jouer les équilibristes, plusieurs ministres se sont prononcés à Vienne pour un prix du pétrole «raisonnable» et donc plus haut, sans pour autant laisser croire à un changement de stratégie sur la production.

Interrogé sur un niveau acceptable de prix pour l'OPEP, le ministre koweïtien du pétrole, Ali Saleh Al-Omair a ainsi jugé que son pays aurait besoin d'un baril à 77 dollars pour maintenir son équilibre budgétaire.

Néanmoins, pour M. Williams, le cartel pourrait être encouragé à parier à court terme sur la baisse des prix, car «à leur niveau actuel, la production américaine est en mesure de se maintenir, alors que (l'OPEP) préfère sûrement la voir baisser».

À ce titre, les investisseurs continuaient à digérer les chiffres hebdomadaires du gouvernement américain, publiés la veille, sur l'état des réserves de pétrole, qui ont moins baissé que prévu la semaine dernière, avec un déclin d'un peu moins de deux millions de barils de brut.

«Les chiffres d'hier étaient mitigés», a jugé John Kilduff d'Again Capital. Parmi les facteurs négatifs, «la production a accéléré, malgré une baisse honnête du nombre de puits de forage (en activité) la semaine dernière, et cela rend beaucoup de gens perplexes.»




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