Les stocks de pétrole brut ont enregistré une nouvelle baisse, la quatrième d'affilée, la semaine dernière aux États-Unis, reculant plus que prévu, selon des chiffres publiés jeudi par le département américain de l'Énergie (DoE).

Mis à jour le 28 mai 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Lors de la semaine achevée le 22 mai, les réserves de brut ont reculé de 2,8 millions de barils, à 479,4 millions, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg attendaient un reflux de 2 millions.

Elles restent au plus haut niveau pour cette période de l'année depuis «au moins 80 ans», selon le DoE, et enregistrent une progression de 22% par rapport à la même période de l'an dernier, soit une légère décélération par rapport à la semaine précédente (+23,2%).

C'est la quatrième semaine de suite qu'elles reculent, après avoir augmenté de façon continue entre janvier et début mai.

Ces chiffres concernent les stocks commerciaux. Les réserves stratégiques ont par ailleurs été augmentées de 600 000 barils, à 691,3 millions, pour un reflux net des stocks de brut de 2,2 millions de barils.

De leur côté, les réserves d'essence ont enregistré une baisse également plus prononcée que prévu de 3,3 millions de barils, alors que les analystes s'attendaient à une baisse de seulement 1,3 million de barils.

Elles restent en hausse de 4,3% par rapport à leur niveau de 2014, et sont proches de la limite supérieure de la fourchette moyenne en cette période de l'année.

En revanche, les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont progressé de 1,1 million de barils, alors que les experts pensaient qu'ils reculeraient de 400 000.

Ils augmentent de 11% par rapport à la même époque en 2014, mais restent dans la partie basse de la fourchette moyenne pour cette période de l'année.

Demande d'essence en hausse

La production américaine, très surveillée par les analystes, s'est établie à 9,566 millions de barils par jour (mbj), progressant de 304 000 b/j en une semaine.

Également suivies de près par les courtiers, les réserves du terminal pétrolier de Cushing (Oklahoma, sud), qui servent de référence au pétrole échangé à New York, le WTI, ont reculé de 400 000 barils, à 60,0 millions de barils.

Toutes catégories confondues mais hors réserves stratégiques, les stocks pétroliers américains ont progressé de 2,2 millions de barils. En prenant en compte la hausse des réserves stratégiques, la hausse de l'ensemble des stocks passe à 2,8 millions de barils.

Du côté de la demande, sur les quatre dernières semaines, les États-Unis ont consommé en moyenne 19,8 mbj, soit 3,5% de plus que sur la même période en 2014.

La demande de produits distillés a reflué de 0,4% au cours des quatre dernières semaines, là aussi sur un an, et celle d'essence a avancé de 1,6%, juste avant le premier long week-end de la saison estivale.

Les raffineries américaines ont encore accéléré la cadence, fonctionnant à 93,6% de leurs capacités contre 92,4% la semaine précédente.

Vers 11 h 30, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet restait en baisse, perdant 47 cents à 57,04 dollars.