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Le pétrole finit en baisse

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Le terminal d'Enbridge à Edmonton, en Alberta.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le prix du pétrole a terminé en baisse lundi à New York et Londres, dans un marché qui n'anticipe pas une baisse de l'offre aux États-Unis et commence à s'interroger sur les conséquences d'une grève des raffineries américaines.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril, a perdu 1,36 dollar à 49,45 dollars le baril, après une baisse de près de 2,50 dollars du contrat de référence la semaine dernière, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour avril a terminé à 58,90 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,32 dollar par rapport à sa clôture de vendredi.

«Le marché est en baisse car on se rend compte que l'offre va continuer à franchement s'accroître, que ce soit en termes de réserves ou de production», a résumé John Kilduff, d'Again Capital.

Aux États-Unis, plusieurs mauvaises nouvelles ont frappé le marché la semaine dernière, dont un bond de huit millions de barils dans les réserves de brut, et un déclin jugé décevant du nombre de plateformes pétrolières en activité.

Même si le groupe parapétrolier «Baker Hughes a rapporté une baisse des puits de forage en activité aux États-Unis pour la onzième semaine consécutive, le décompte a seulement baissé de 37 plateformes, ce qui constitue le déclin hebdomadaire le plus bas depuis sept semaines», constataient les analystes de Commerzbank.

Le marché, sur lequel les prix ont perdu jusqu'à 60 % de leur valeur entre juin et janvier, «est extrêmement volatil, et il est maintenant dominé par la perspective d'une nouvelle hausse» des stocks, à leur plus haut niveau depuis 1930, a prévenu Matt Smith, de Schneider Electric.

Accalmie en Libye 

À cela s'est ajoutée au cours du week-end une extension de la grève des raffineries américaines, qui concerne désormais des sites représentant un cinquième de la production américaine.

Entamée depuis le début du mois, cette grève n'a pour l'heure pas beaucoup fait bouger les prix du pétrole, notamment parce que les sites continuent dans l'ensemble à fonctionner à une cadence habituelle.

Toutefois, «si le mouvement persiste et que l'on assiste à une baisse de la production, cela va certes soutenir les prix des produits à base de pétrole, mais, en ce qui concerne le brut lui-même, cela va encore relever le niveau (des réserves)», et pourrait exercer de nouvelles pressions sur les cours, a expliqué John Kilduff.

Même si le Brent semble mieux tirer son épingle du jeu que le WTI, plus sensible à l'état de l'offre américaine, l'annonce de la réouverture d'un port libyen a pesé sur la référence européenne du brut, selon plusieurs analystes.

De plus «les attentes sur une reprise des exportations depuis le port de Marsa al Hariga se sont renforcées après le redémarrage du pipeline qui le relie au champ pétrolier de Sarir», ont noté les analystes de PVM.

La production du pays était tombée à environ 150 000 barils par jour après l'attaque sur l'oléoduc, il y a deux semaines.

Enfin, les échanges pétroliers, libellés en monnaie américaine, pâtissent également d'un renforcement du dollar, qui gagne du terrain face à l'euro, dans un contexte de doutes persistants sur la situation grecque.




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