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Le pétrole recule face aux craintes sur la demande

Le pétrole a fini en forte baisse mardi à New York, victime d'inquiétudes... (PHOTO NORM BETTS, ARCHIVES BLOOMBERG)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le pétrole a fini en forte baisse mardi à New York, victime d'inquiétudes renouvelées sur la demande mondiale après l'annonce d'un nouveau ralentissement de la croissance chinoise et une publication peu encourageante du Fonds monétaire international (FMI).

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février, dont le contrat expire aujourd'hui, a cédé 2,30 dollars à 46,39 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), non loin de son plus bas niveau depuis mars 2009.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour mars, désormais le plus échangé, a clôturé à 47,99 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 85 cents par rapport à la clôture de lundi.

«La journée d'hier était fériée aux États-Unis, et, au moment où les investisseurs reviennent sur le marché, une nouvelle institution financière a abaissé ses prévisions sur la croissance mondiale», a noté Gene McGillian de Tradition Energy.

En effet, le FMI a prévenu que la chute des cours ne suffirait pas à soutenir durablement l'économie mondiale, quelques jours après un rapport semblable de la Banque mondiale, et a réduit ses prévisions de croissance par rapport à ses projections d'octobre.

De plus, «des chiffres médiocres sont venus de Chine», deuxième consommateur mondial de pétrole, «où l'on craint un ralentissement de l'économie», a ajouté Gene McGillian.

Selon des chiffres officiels, la Chine a vu sa croissance économique ralentir fortement en 2014, glissant à un niveau inédit depuis près d'un quart de siècle, à 7,4% du produit intérieur brut (PIB).

Rebond peu probable

Si les inquiétudes du marché se concentrent sur la demande, aucun élément ne vient alléger les préoccupations sur l'offre, dont le niveau excessif a contribué à une chute de plus de moitié du prix du baril de brut depuis juin.

Les investisseurs étaient nerveux après «des propos du ministre iranien du Pétrole sur l'éventualité d'un baril à 25 dollars», a noté Gene McGillian.

De plus, «l'Irak a annoncé avoir produit quatre millions de barils par jour (en décembre), ce qui renforce l'impression de voir arriver en peu de temps plus de pétrole brut sur le marché que prévu», a rapporté Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

L'Irak et l'Iran figurent parmi les principaux membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui a accentué la chute des cours en novembre en maintenant son plafond de production inchangé.

Également pénalisé par la force persistante du dollar, dans lequel sont libellés les échanges, le marché a dans l'ensemble «peu de chance d'assister à un rebond durable à court terme compte tenu de l'excédent considérable de l'offre», ont prévenu les analystes de Commerzbank.

La chute des cours continue par ailleurs à affecter l'industrie, comme le groupe américain de services pétroliers Baker Hughes, qui va supprimer 7000 emplois dans le monde, et le français Total, qui a annoncé une réduction de ses investissements et une restructuration de ses activités de raffinage en Europe.

Sur le plan macroéconomique, au Canada, une organisation proche du patronat, le Conference Board, a prévenu que la province de l'Alberta, moteur économique du cinquième producteur mondial, risquait de plonger en récession en 2015.




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