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Osisko: un géant minier est né

La mine Osisko, près de Malartic.... (Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse)

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La mine Osisko, près de Malartic.

Photo Ivanoh Demers, Archives La Presse

Sylvain Larocque
La Presse

Un géant minier québécois de 1,4 milliard est né hier avec l'approbation par les actionnaires de l'acquisition de Mines Virginia par Osisko. Et s'il faut en croire l'un des instigateurs de la transaction, la nouvelle entreprise ne pâtira pas de la faiblesse actuelle du marché des ressources naturelles, au contraire.

Avec cette opération, la nouvelle Osisko devient l'une des plus importantes sociétés de redevances minières du monde. Elle peut compter sur deux des redevances aurifères les plus lucratives: celle de la mine Canadian Malartic, en Abitibi, et celle de la mine Éléonore, à la Baie-James.

Occasions d'affaires

«Les marchés baissiers créent plus d'occasions d'affaires pour les sociétés de redevances, a expliqué le PDG d'Osisko, Sean Roosen. Les sources traditionnelles de capitaux comme les banques sont moins disponibles actuellement. Les sociétés d'exploration et d'exploitation sont donc plus disposées à vendre des contrats d'approvisionnement ou des redevances à des entreprises comme la nôtre pour obtenir du financement.»

M. Roosen était particulièrement rayonnant hier. Après tout, cela faisait deux ans qu'il songeait à mettre sur pied une société de redevances minières de premier plan. La vente de la mine Canadian Malartic à Yamana Gold et Agnico Eagle pour 3,5 milliards, l'an dernier, lui aura permis de concrétiser son rêve plus rapidement. Pour le dirigeant, cet épisode douloureux pour Québec inc. est déjà chose du passé.

«Si ton entreprise n'est pas une cible d'acquisition, ta vie est plate parce que ça veut dire que tu n'as rien que les autres veulent», a-t-il lancé en riant.

Stabilité

Le PDG de Virginia, André Gaumond, a assuré que la transaction n'allait «rien changer» pour la vingtaine d'employés affectés à l'exploration, qui demeureront basés à Québec. Et même si Osisko a les poches profondes, il n'est pas question de gonfler substantiellement le budget d'exploration de Virginia, qui est de l'ordre de 13 millions par an.

«Si nous faisons une découverte importante, peut-être, mais pour l'instant, nous n'avons pas l'intention d'augmenter notre budget, a indiqué M. Gaumond. Ce sera le même qu'au cours des cinq dernières années. On considère que c'est un budget d'exploration optimal. On n'optimise pas chaque dollar quand on essaie d'en dépenser plus. C'est mieux que les choses soient faites correctement plutôt que d'aller trop vite.»

Quelques employés et cadres administratifs de Virginia perdront leur emploi puisque certaines fonctions centrales seront transférées au siège social d'Osisko à Montréal.




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