Couillard inaugure une usine d'une filiale d'Hydro en Chine

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Il s'agissait pour le premier ministre Philippe Couillard de la dernière journée de sa mission d'une semaine en Chine, puisqu'il s'envolait en après-midi pour l'Islande afin de prendre part à une activité sur le cercle polaire.

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
PÉKIN

Philippe Couillard a visité sa première usine en Chine vendredi, en prenant part à l'inauguration des installations de Prestolite, en banlieue de Pékin, un bébé d'Hydro-Québec dont les ventes pourraient dépasser les 100 millions $ d'ici à 2017.

Ce partenariat avec une entreprise chinoise produit des moteurs pour des autobus électriques et des camions, un dérivé du légendaire moteur-roue d'Hydro-Québec.

Les administrateurs avaient déroulé un immense tapis rouge, surplombé d'un grand panneau de bienvenue en français, et organisé une cérémonie très officielle pour accueillir le premier ministre, vendredi matin.

Il s'agissait de la dernière journée de sa mission d'une semaine en Chine, puisqu'il s'envolait en après-midi pour l'Islande afin de prendre part à une activité sur le cercle polaire.

Dans son discours, Philippe Couillard a affirmé que le «contact initial» qui a donné naissance à ce projet est né d'une visite de son prédécesseur, Jean Charest, en 2011.

Il s'agit selon lui d'«une entrée de plain-pied dans l'économie du XXIe Siècle, une économie plus faible en carbone».

C'est en effet désormais une des plus grandes préoccupations des autorités chinoises: la Chine est aux prises avec de sérieux problèmes de pollution atmosphérique, comme en témoignait encore vendredi l'air vicié et nauséabond de Pékin, enveloppée dans un brouillard de particules.

La technologie de motorisation électrique de Prestolite a été conçue par l'Institut de recherche de la société d'État à Boucherville, qui a investi, par sa filiale TM4, 5 millions $ à parts égales avec la chinoise PEBS pour cette usine d'assemblage à la fine pointe de la technologie, qui emploiera près d'une centaine de travailleurs à la fin de l'année.

Ce moteur électrique, alimenté par des batteries lithium-ion, coûte plus cher que celui d'autres concurrents chinois, a-t-on expliqué, mais il est toutefois plus fiable et offre un meilleur rendement, en plus d'être plus léger.

Cette usine doit approvisionner avant tout le marché chinois. Le potentiel de ce marché est gigantesque, avec des commandes prévues de 385 000 unités d'ici à 2016.

Prestolite souhaiterait décrocher 15 pour cent de ces commandes, a-t-on indiqué. Déjà, 11 sociétés de transport chinoises mettent à l'essai les moteurs électriques de Prestolite. Les premières commandes viennent d'être passées, plusieurs centaines d'unités, et la production peut commencer.

Prestolite exporte aussi déjà en Allemagne et à Taïwan.

«On s'attend à des ventes de 100 millions $ d'ici à 2017, ce qui est absolument remarquable», a fait savoir M. Couillard.

À ses yeux, le démarrage de cette usine n'est qu'un début puisque le Québec peut devenir un leader mondial dans l'électrification des transports, grâce à ses ressources abondantes.

Incidemment, le gouvernement précédent du Parti québécois avait fait de l'électrification des transports sa priorité en lançant une stratégie à cet effet, une stratégie que les libéraux ont reconsidérée après leur arrivée au pouvoir.

M. Couillard a fait savoir vendredi matin que son gouvernement travaillait sur «un nouveau plan de développement de l'électrification des transports qui donnera lieu à d'autres occasions d'affaires partout sur la planète».




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