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Semafo veut étendre ses tentacules au Burkina Faso

Benoit Desormeaux, PDG de Semafo.... (Photo Olivier Pontbriand, Archives La Presse)

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Benoit Desormeaux, PDG de Semafo.

Photo Olivier Pontbriand, Archives La Presse

Sylvain Larocque
La Presse

La plus grande société minière québécoise, Semafo (T.SMF), fait parler d'elle en Australie, où elle tente de mettre la main sur une entreprise aurifère prometteuse.

Dimanche après-midi, l'entreprise montréalaise a annoncé publiquement son intention d'acquérir Orbis Gold, une firme de Brisbane, pour une somme oscillant entre 62 et 65 cents australiens par action, ce qui confère à l'entreprise une valeur de 152 à 159 millions CAN.

L'offre représente une prime d'au moins 77% par rapport au cours de clôture de l'action d'Orbis jeudi dernier, avant que l'entreprise ne révèle avoir retenu les services de la banque Merrill Lynch pour la conseiller sur des propositions d'affaires reçues ces dernières semaines.

Orbis mène le projet aurifère Natougou dans l'est du Burkina Faso, près de la frontière avec le Niger. La propriété est située à environ 600 kilomètres de la mine d'or Mana, que Semafo exploite depuis 2008.

«Le développement d'un projet minier entièrement nouveau en Afrique de l'Ouest présente un certain nombre de risques, a noté Semafo dans un communiqué. La proposition en numéraire de Semafo offrirait aux actionnaires d'Orbis la possibilité d'éviter ces risques.»

Hier, Orbis a toutefois demandé à ses actionnaires de ne pas accepter l'offre de Semafo, soutenant qu'elle «sous-évalue considérablement» l'entreprise ainsi que son potentiel futur. «Nous sommes disposés à recevoir des offres formelles», a néanmoins déclaré le directeur général d'Orbis, Peter Spiers, au site web australien Business Spectator.

De la concurrence

L'analyste Kerry Smith, de la firme vancouvéroise Haywood Securities, croit que les actionnaires d'Orbis pourraient se laisser convaincre de vendre à un prix de 75 cents australiens par action (184 millions CAN). Mais Semafo pourrait avoir de la concurrence. Selon Haywood, plusieurs firmes canadiennes actives en Afrique, dont Iamgold, Nevsun, B2Gold, Endeavour Mining et Teranga, pourraient montrer de l'intérêt.

Orbis a d'ailleurs fait monter les enchères hier en publiant une mise à jour de l'étude préliminaire du projet Natougou qui en a fait bondir la valeur. Les revenus projetés sont passés de 1,7 à 1,9 milliard US, et la valeur actuelle nette a été revue de 446 à 533 millions US. Les investissements en immobilisations, estimés à 234 millions US, seraient absorbés en à peine huit mois.

Filipe Martins, analyste pour la firme GMP à Londres, souligne que l'ajout du projet Natougou d'Orbis ferait augmenter la production de Semafo de 94% en 2017 et de 176% en 2018.

Semafo a par ailleurs publié hier des résultats de production conformes aux attentes du marché pour le troisième trimestre. L'entreprise a produit 64 700 onces d'or à un coût moyen de 560$US l'once. Semafo a en outre relevé de 9% ses prévisions de production pour les porter à au moins 230 000 onces. Durant les neuf mois de l'année, 172 500 onces ont été produites.

L'action de Semafo a gagné 3,7% hier pour clôturer à 4,16$ à la Bourse de Toronto, alors que celle d'Orbis Gold a bondi de 43% pour terminer la journée à 60 cents australiens à la Bourse de Sydney.




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