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GLV vend sa division des pâtes et papiers pour 65 millions

Les acheteurs des activités des pâtes et papiers... (Photo Archives La Presse)

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Les acheteurs des activités des pâtes et papiers sont bien connus, puisqu'il s'agit de l'actuel président et chef de la direction de GLV, Richard Verreault, ainsi que du président exécutif du conseil d'administration, Laurent Verreault (notre photo).

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Agence France-Presse
Montréal

À la croisée des chemins après quelques années de turbulences financières, le Groupe GLV(T.GLV.A) a décidé de se départir de ses activités de pâtes et papiers en plus d'adopter le nom de sa filiale Ovivo, spécialisée dans le traitement des eaux.

La division des pâtes et papiers sera vendue à l'actuel président et chef de la direction de la société montréalaise, Richard Verreault, ainsi qu'au président directeur du conseil d'administration et fondateur de GLV, Laurent Verreault, pour un montant de 65 millions de dollars.

«Nous avons décidé que c'est sur le traitement de l'eau que nous allons asseoir notre croissance», a affirmé Marc Barbeau, l'actuel vice-président directeur de GLV et prochain président et chef de la direction d'Ovivo.

En marge de l'assemblée des actionnaires de GLV, jeudi, M. Barbeau a affirmé que la société avait réussi à tourner la page sur certains projets «problématiques» au Moyen-Orient ainsi qu'en Amérique du Nord.

«Nous avons aussi réalisé une acquisition importante en 2009 - Christ Water Technology - qui a été plus difficile que prévu en Autriche, a observé M. Barbeau. Les vestiges de cette acquisition sont derrière nous.»

En plus d'avoir essuyé des pertes financières entre 2010 et 2012, GLV a vu son action dégringoler de près de 40% au cours de la dernière année, une situation qui semble expliquer en partie la vente des activités de pâtes et papiers qui ont longtemps été la colonne vertébrale de la société.

«Il était temps de prendre cet actif pour le vendre et le redéployer pour réaliser des acquisitions ainsi que des acquisitions de croissance pour le groupe de l'eau», a expliqué M. Barbeau.

Cette transaction - dont la clôture est prévue au troisième trimestre - provoquera néanmoins de nombreux changements, puisque Richard Verreault quittera ses fonctions chez GLV pour s'occuper des pâtes et papiers. Richard Verreault, le fondateur de l'entreprise, conservera toutefois son poste.

Celui qui dirigera Ovivo est convaincu que le changement d'orientation devrait rassurer les actionnaires, puisque la société se concentrera sur ses secteurs de prédilection: le municipal, l'électronique ainsi que l'énergie.

«Ça va se passer dans le marché municipal nord-américain et à travers le monde pour celui de l'énergie, avec une tendance vers les hydrocarbures», a expliqué M. Barbeau.

Les actionnaires de la société montréalaise ont semblé apprécier la réorientation des activités, puisque l'action de GLV s'est appréciée de 14 cents, soit 4,8%, pour clôturer à 3,04 $ à la Bourse de Toronto.

S'il désire procéder rapidement à des acquisitions, M. Barbeau n'a pas l'intention de répéter les erreurs de 2009 lorsque GLV a mis la main sur Christ Water Technology, en Autriche.

«Nous sommes sortis de notre champ d'expertise, a-t-il reconnu. Cette compagnie avait un volet (...) construction. Nous on ne construit pas. Nous sommes sortis de notre niche. Ils n'étaient pas bons là-dedans et nous non plus.»

D'ici cinq ans, M. Barbeau a de grandes ambitions pour Ovivo, qui compte actuellement quelque 1000 employés répartis à travers le monde et dont le chiffre d'affaires annuel oscille entre 400 et 425 millions.

Il souhaite notamment que la croissance organique des revenus soit de 15 à 20% par année. «Il faut au minimum avoir doublé la taille de l'entreprise en termes de chiffre d'affaires et idéalement se rendre à 1 milliard», a dit M. Barbeau.

Estimant que le secteur du traitement de l'eau est fragmenté à l'échelle mondiale, ce dernier espère procéder à au moins une acquisition au cours des 12 prochains mois.

«Il y a des géants comme Suez et GE, et après cela il y a des joueurs de notre taille et des plus petits, a observé M. Barbeau. Nous aimons les acquisitions de compagnie qui ont entre 25 et 35 millions de revenus.»




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