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Le pétrole recule à son plus bas niveau en six mois

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre, qui était parvenu lundi à mettre fin à une série de cinq séances consécutives de recul, est reparti à la baisse en perdant 91 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 97,38 dollars.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole coté à New York sont descendus à leur plus bas niveau en six mois mardi, plombés par les signes d'une faible demande en essence aux États-Unis avant un rapport sur les stocks pétroliers américains.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre, qui était parvenu lundi à mettre fin à une série de cinq séances consécutives de recul, est reparti à la baisse en perdant 91 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 97,38 dollars.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance a terminé à 104,61 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), se dépréciant de 80 cents par rapport à la clôture de lundi. Le Brent est tombé en séance à 104,07 dollars le baril, son niveau le plus bas en quatre mois.

Aux États-Unis, «la faiblesse saisonnière sur le marché de l'essence pèse sur l'ensemble du marché», a estimé Tim Evans de Citi.

Plusieurs observateurs s'étonnent en effet depuis plusieurs séances de la montée des réserves d'essence dans le pays en plein été, saison des grands déplacements en voiture.

Ils chercheront de nouveaux signes sur cette tendance dans le rapport hebdomadaire des autorités américaines sur le niveau des réserves de produits pétroliers aux États-Unis attendu mercredi.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswire, les stocks d'essence et de produits raffinés devraient avoir augmenté respectivement de 100 000 et 600 000 barils. Les réserves de brut sont attendues en baisse de 1,7 million de barils.

Les experts prévoient également un léger ralentissement de la cadence des raffineries, ce qui se traduirait par une baisse de la demande en brut.

Les perspectives pour la demande de pétrole en Chine, deuxième consommateur mondial d'or noir, étaient de leur côté assombries par l'annonce d'un net ralentissement de l'activité dans le secteur des services tel que rapporté par l'indice PMI de la Banque HSBC.

Les indicateurs américains publiés mardi se sont en revanche révélés meilleurs que prévu avec une accélération plus importante qu'attendu de l'activité dans le secteur des services en juillet et une hausse plus forte qu'anticipé des commandes industrielles en juin.

Mais ces chiffres positifs ont aussi renforcé les spéculations sur une possible hausse anticipée des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed), un mouvement qui rendrait le dollar plus rémunérateur et donc plus attrayant pour les investisseurs, provoquant son appréciation.

Or un billet vert plus fort a tendance à rendre moins attractifs les achats de brut libellé dans la monnaie américaine pour les investisseurs munis d'autres devises.

Les courtiers continuaient par ailleurs à surveiller les potentielles perturbations pouvant affecter l'offre de brut sur le marché mondial en Libye, en Irak et en Russie. Mais pour l'instant, malgré toutes les informations sur le regain de tensions, «le pétrole continue d'affluer», a souligné John Kilduff d'Again Capital.




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