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Le pétrole hésite

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Agence France-Presse
LONDRES

Les cours du pétrole hésitaient vendredi en fin d'échanges européens, tiraillés entre des tensions géopolitiques persistantes et une offre qui reste abondante, tandis que la demande d'essence décevait aux États-Unis.

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 107,76 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 69 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Sur le New York Mercantile Exchange(Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance perdait 42 cents, à 101,65 dollars.

«Le Brent est resté plutôt stable cette semaine, évoluant généralement entre 107 et 108 dollars le baril. Le marché a essayé de passer au-dessus des 108 dollars, alors que les tensions géopolitiques s'intensifiaient, particulièrement entre la Russie et l'Ouest, mais ces hausses n'ont pas été soutenues», rappelait Rebecca Hermolle, analyste du cabinet spécialisé dans l'énergie Inenco.

Dans le cadre de la crise ukrainienne, l'Union européenne (UE) avance «rapidement» vers l'instauration de sanctions économiques contre la Russie pour son implication dans ce conflit, a annoncé vendredi la Commission européenne.

Dans l'immédiat, l'UE doit publier vendredi une nouvelle liste de 15 personnalités et 18 entités sanctionnées pour «atteinte à l'intégrité territoriale» de l'Ukraine. Cela portera à 87 le nombre des personnes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager dans l'UE, et à 20 le nombre des entités.

L'UE prépare enfin une deuxième liste de personnes accusées de «soutenir activement l'annexion de la Crimée» ou la «déstabilisation de l'est de l'Ukraine», ou d'en «bénéficier». Cette nouvelle liste, qui devrait être finalisée mardi prochain, pourrait toucher des oligarques proches du président Vladimir Poutine, a-t-on indiqué de sources diplomatiques.

Si des sanctions touchaient spécifiquement le secteur de l'énergie, cela alimenterait les craintes d'un dérèglement de l'approvisionnement du marché européen de l'énergie, dont environ 30 % des importations de gaz et de pétrole européennes proviennent de la Russie.

Toutefois, «l'offre mondiale est toujours suffisante pour maintenir la pression sur les prix du pétrole», notait Jonathan Sudaria, analyste chez Capital Spreads.

Par exemple, les exportations irakiennes de brut n'ont fléchi que légèrement en juin, à 2,42 millions de barils par jour, contre 2,58 millions en mai, l'offensive des jihadistes dans le nord du pays n'ayant pas affecté la plus grande part de la production, qui se situe dans le sud.

De même, malgré les combats persistants à Tripoli et à Benghazi en Libye, la production pétrolière du pays est parvenue à se redresser autour de 500 000 barils par jour, rappelaient les analystes du courtier PVM.

De son côté, le WTI était tout particulièrement pénalisé par des craintes sur la demande en essence aux États-Unis, en pleine saison des grands déplacements automobiles dans le pays.

La demande en essence a diminué de 1,0 % en glissement annuel au cours de la semaine achevée le 18 juillet aux États-Unis. En outre, dans un contexte de très forte activité des raffineries, les stocks d'essence ont bondi de 3,4 millions de barils, soit quatre fois plus qu'anticipé.




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