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Crise en Ukraine: le pétrole et le gaz canadiens ont la cote

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Depuis que la Russie a annexé la Crimée, un territoire autonome de l'Ukraine, en mars, les dirigeants européens explorent tous les moyens afin de réduire la dépendance énergétique de l'Europe envers la Russie.

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(OTTAWA) L'Europe s'apprête à jeter un second coup d'oeil sur le pétrole et le gaz naturel canadiens dans la foulée de la crise en Ukraine, alors qu'on les décrivait il n'y a pas si longtemps comme les carburants les plus sales de la planète.

Les dirigeants de la Chambre de commerce du Canada (CCC) et des représentants de ce secteur névralgique pour l'économie canadienne ont été invités à présenter quelques options qui pourraient s'offrir aux décideurs européens les 18 et 19 juin à Bruxelles, en Belgique, a appris La Presse.

Le but des Européens: réduire la dépendance énergétique du Vieux Continent envers la Russie.

Le président de la CCC, Perrin Beatty, dirigera cette délégation dont feront également partie les présidents de TransCanada, de Shell Canada, de l'Association canadienne des producteurs de pétrole et le ministre de l'Énergie du Nouveau-Brunswick, Craig Leonard, entre autres. Le gouvernement du Québec a été invité à déléguer un représentant à cette table ronde, mais aucune décision n'a encore été prise.

La table ronde est organisée par BUSINESSEUROPE, qui représente 41 organisations du monde des affaires dans 35 pays européens, de concert avec la CCC. En plus de la table ronde, la délégation canadienne rencontrera des hauts fonctionnaires, des dirigeants d'entreprise et des représentants de divers groupes afin de discuter des moyens pour renforcer les relations entre le Canada et l'Union européenne (UE) dans le secteur énergétique.

Ces palabres surviendront une semaine avant une rencontre au sommet des membres du Conseil européen qui portera uniquement sur la sécurité énergétique du continent (les 26 et 27 juin), également à Bruxelles.

L'Europe délaisse la Russie

Depuis que la Russie a annexé la Crimée, un territoire autonome de l'Ukraine, en mars, les dirigeants européens explorent tous les moyens afin de réduire la dépendance énergétique de l'Europe envers la Russie. Environ 40% du gaz naturel consommé en Europe provient de la Russie et transite par l'Ukraine. L'Allemagne, le moteur de l'économie européenne, importe 35% de son énergie de la Russie. La chancelière Angela Merkel a déjà manifesté son intérêt d'importer davantage de gaz et de pétrole du Canada dans la mesure où les infrastructures adéquates et sécuritaires sont construites.

En avril, l'ambassadeur de la Pologne au Canada, Marcin Bosacki, a indiqué que son pays appuie l'idée d'importer du pétrole et du gaz canadiens.

«Les besoins en énergie de l'UE ne sont pas près de diminuer, et le Canada peut être le partenaire fiable et sécuritaire que les Européens recherchent», a déclaré à La Presse Émilie Potvin, vice-présidente aux relations publiques à la CCC.




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