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Tembec critique le nouveau régime forestier

Le PDG de Tembec espère que le nouveau... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Le PDG de Tembec espère que le nouveau premier ministre Philippe Couillard aura l'audace de modifier le régime forestier, mis de l'avant par le gouvernement libéral de Jean Charest et ensuite repris par le gouvernement Marois.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

S'il veut relancer l'industrie forestière, le gouvernement Couillard devra revoir le nouveau régime forestier qui est «injuste», selon le président et chef de la direction de Tembec (T.TMB), James Lopez.

En conférence téléphonique, mardi, pour commenter les résultats du deuxième trimestre dévoilés la veille, M. Lopez n'a pas manqué l'occasion d'affirmer que ce régime, en vigueur depuis le 1er avril 2013, mine la concurrence de ce secteur.

«Franchement, notre position, ainsi que celle de l'industrie est claire: ce système est injuste pour le marché en plus de faire grimper les prix (du bois)», a-t-il dit aux analystes financiers.

Le PDG de Tembec espère que le nouveau premier ministre Philippe Couillard aura l'audace de modifier ce régime forestier, mis de l'avant par le gouvernement libéral de Jean Charest et ensuite repris par le gouvernement Marois.

«Nous avons de l'espoir de voir le nouveau gouvernement québécois intervenir et se pencher (sur le régime) et d'y apporter les modifications nécessaires afin de renverser la situation», a affirmé M. Lopez.

Ce n'est pas la première fois que le dirigeant d'une papetière québécoise effectue une sortie afin de critiquer le nouveau régime forestier.

En novembre dernier, avant le Rendez-vous de la forêt québécoise, l'industrie avait fait front commun afin de manifester son inquiétude pour l'avenir des quelque 61 500 travailleurs de ce secteur.

En compagnie de M. Lopez, des représentants de Produits forestiers Résolu et Fortress Paper, notamment, avaient fait valoir que leurs coûts avaient grimpé de 20 % depuis le 1er avril 2013 et que la hausse atteignait 25 % depuis deux ans.

Selon eux, la possibilité forestière, soit le territoire où il est possible d'exploiter la forêt, a reculé de 40 % au Québec au cours des dernières années, ce qui a contribué à la création d'un environnement concurrentiel négatif.

Le discours du PDG de Tembec n'a pas changé. «Ce nouveau régime est rempli de défis et continue d'avoir des répercussions sur le prix du bois», a dit M. Lopez mardi.

Au cours de la campagne électorale, M. Couillard a évoqué à quelques reprises la période difficile traversée par l'industrie forestière québécoise depuis la crise financière de 2008.

En plus de mesures destinées à ce secteur, ce dernier a également nommé un nouveau ministre de la Forêt, Laurent Lessard, depuis la victoire du Parti libéral du Québec le 7 avril dernier.

Témiscaming progresse

Tembec espère par ailleurs pouvoir mener des tests sur la nouvelle chaudière géante au coeur de son projet de modernisation de l'usine de cellulose de spécialité de Témiscaming, en Abitibi-Témiscamingue.

«Nous entrons dans une période critique, a souligné le PDG de Tembec. Il y avait plus de 400 travailleurs de la construction sur le site au cours du dernier trimestre. Ça commence à diminuer et les essais vont commencer.»

M. Lopez estime que ce projet devrait ultimement permettre à son entreprise de générer un bénéfice avant impôts, intérêts et amortissement de 48 millions de dollars par année.

Quant à ses résultats du deuxième trimestre, Tembec a réalisé une performance inférieure aux attentes, même si la société forestière a réduit sa perte nette à 28 millions de dollars malgré des revenus en baisse.

La perte nette pour la période terminée le 29 mars correspond à 28 cents par action. Au cours du même trimestre il y a un an, Tembec avait enregistré une perte nette de 31 millions de dollars, ou 31 cents par action.

Les revenus de l'entreprise ont diminué de 11 % au deuxième trimestre, à 362 millions de dollars, contre 407 millions un an auparavant.

La performance de Tembec a été mal accueillie par ses actionnaires, puisque le titre de l'entreprise cédait près de 4,2 %, ou 10 cents, en après-midi, à la Bourse de Toronto, pour se transiger à 2,30 $.




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