Les investissements miniers ont reculé de 37% au Québec en 2013

En octobre, l'agence avait prédit une chute d'au... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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En octobre, l'agence avait prédit une chute d'au moins 10% des investissements miniers en 2013, en se basant sur les résultats d'un sondage réalisé auprès des sociétés minières pendant l'été.

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Ross Marowits
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les investissements dans le secteur minier du Québec ont plongé de façon plus importante que prévu l'an dernier, ayant cédé près de 37% par rapport au niveau record atteint en 2012. Il s'agissait de la première chute annuelle à ce chapitre en une décennie.

Selon les données préliminaires dévoilées mardi par l'Institut de la statistique du Québec, les investissements dans ce secteur ont reculé à 3,25 milliards de dollars, contre 5,13 milliards un an plus tôt, essentiellement en raison du recul du cours de l'or et de la plus faible demande en Chine et dans d'autres marchés émergents.

En octobre, l'agence avait prédit une chute d'au moins 10% des investissements miniers en 2013, en se basant sur les résultats d'un sondage réalisé auprès des sociétés minières pendant l'été.

Cependant, un responsable de l'institut, Raymond Beullac, a indiqué avoir eu le «pressentiment» que cette prévision était optimiste et lancé une mise en garde contre une possible chute.

«Entre l'été dernier et janvier, la situation s'est grandement détériorée et les chiffres ont diminué, de sorte que les entreprises qui s'attendaient à l'époque à consacrer davantage d'argent à l'exploration au Québec n'ont pas été en mesure de lever des fonds pour faire le travail», a-t-il déclaré lors d'un entretien.

Beaucoup de grandes sociétés minières s'attendaient à ce que les prix des métaux demeurent élevés, mais elles ont dû faire face à des dépenses en hausse tandis que baissaient les prix, a ajouté M. Beullac.

«Les budgets d'exploration sont toujours la première chose qui tombe dans ces cas-là, de sorte que certains des investissements qu'elles s'attendaient à faire ont été reportés à plus tard», a-t-il dit.

«Il est à espérer que lors des deux à trois prochaines années, elles examineront de nouveau ces projets et recommenceront à investir d'importantes sommes d'argent afin de les mener au stade de la production», a enfin indiqué M. Beullac.

Plus de 96 pour cent des investissements de l'an dernier ont été effectués dans les régions minières de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec, qui ont toutes affiché des diminutions d'entre 27 et 37%.

L'or reste le métal le plus recherché, mais les dépenses d'exploration qui lui sont consacrées ne représentent plus que 37% du montant total, contre 54% en 2011. Le cours de l'or a reculé à environ 1225 $ US l'once en décembre, tandis qu'il était de 1750 $ US l'once en septembre 2012.

Le niveau d'activité en 2014 devrait être similaire à celui de l'an dernier, d'après les intentions exprimées par les sociétés minières ces derniers mois.

La valeur des dépenses d'exploration et de développement devrait croître de 14%, à 374 millions de dollars, après avoir retraité de 47% en 2013, à 328 millions.

Les petites sociétés d'exploration représentaient 64,9% du total des dépenses d'exploration l'an dernier.

Ressources naturelles Canada devrait dévoiler les résultats pour les autres provinces canadiennes le mois prochain.




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