Les cours du pétrole new-yorkais s'affichaient près de l'équilibre en début de séance vendredi, la confusion régnant sur l'avenir proche de la politique monétaire américaine continuant à reléguer au second plan des indicateurs de bon augure pour la demande énergétique.

Publié le 23 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 9 h 10, le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en octobre lâchait 44 cents sur le New York Mercantile Exchange pour s'échanger à 104,59 dollars.

«Le marché semble tiraillé entre deux principales forces: le débat sur la banque centrale américaine (Fed) et plusieurs récents bons chiffres sur les économies chinoise, européenne et américaine», a remarqué l'analyste indépendant Andy Lipow.

«Les investisseurs continuent d'une part à se demander si oui ou non la Fed va ralentir ses mesures de soutien dès septembre et quel impact cela peut avoir sur le marché du pétrole», a-t-il expliqué.

Plusieurs responsables de l'institution ont suggéré ces derniers mois qu'ils pourraient décider de mettre un frein à partir du mois prochain à ses injections de liquidités sur le marché à hauteur de 85 milliards de dollars par mois via l'acquisition de bons du Trésor et de titres hypothécaires.

Cette perspective rend fébriles certains acteurs du marché qui se demandent si elle n'entamerait pas la vigueur de la reprise économique des États-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

Pourtant, plusieurs chiffres ont reflété ces derniers jours des signes de croissance plus solide en Chine, dans la zone euro ou aux États-Unis.

Parmi les derniers en date: l'annonce par l'Allemagne, première puissance économique européenne, d'un excédent public de 0,6 % du Produit intérieur brut (PIB) au premier semestre de cette année à la faveur d'une conjoncture porteuse.

Parallèlement l'économie britannique a connu une croissance de 0,7 % au deuxième trimestre, une accélération plus importante que ce qui avait été estimé initialement.

Les investisseurs continuaient par ailleurs à surveiller la situation au Moyen-Orient et notamment en Libye, important producteur d'or noir.

Le conflit en cours entre le gouvernement et des gardes des installations pétrolières, qui s'accusent mutuellement de vouloir tirer profit de la manne pétrolière, ont fait chuter la production du pays, qui s'établit actuellement autour de 670 000 b/j, contre 1,5 à 1,6 million b/j en temps normal.

La réouverture d'un des terminaux pétroliers du pays jeudi a freiné la progression des prix du brut.