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Boralex se tourne vers la France

Malgré la morosité économique qui prévaut en Europe,...

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Malgré la morosité économique qui prévaut en Europe, il y a de très bonnes perspectives de développement pour le secteur éolien, surtout en France, affirme Patrick Lemaire, président et chef de la direction de Boralex.

Hélène Baril

Boralex (T.BLX) convoite une partie des derniers mégawatts d'énergie éolienne que le gouvernement du Québec s'apprête à distribuer, mais c'est vers la France que le producteur se tourne pour poursuivre sa croissance.

Malgré la morosité économique qui prévaut en Europe, il y a de très bonnes perspectives de développement pour le secteur éolien, surtout en France, affirme le président et chef de la direction, Patrick Lemaire.

«La France maintient l'objectif de se doter de 19 000 mégawatts d'éolien, et il y en a seulement 7000 actuellement», a-t-il expliqué au cours d'un entretien avec La Presse Affaires en marge de l'assemblée annuelle.

Déjà présent en France dans les secteurs solaire et éolien, le producteur d'énergie entend donc y accroître ses activités.

Au Québec, Boralex espère une part de ce qui pourrait être le dernier achat d'énergie éolienne d'Hydro-Québec. Après avoir longtemps hésité, le gouvernement du Québec devrait donner dans les prochains jours le feu vert pour 700 mégawatts d'énergie éolienne supplémentaire, malgré les surplus d'électricité qui s'accumulent.

Ces surplus ne devraient pas être un obstacle au développement éolien, selon Patrick Lemaire, parce qu'ils sont temporaires et qu'ils pourraient se résorber très rapidement, si la croissance économique s'accélère.

Par ailleurs, l'assemblée annuelle d'hier de Boralex était la dernière pour Bernard Lemaire en tant qu'administrateur de l'entreprise qu'il a fondée il y a 30 ans.

Bernard Lemaire s'était lancé dans le secteur de l'énergie quand il a quitté son poste de président et chef de la direction de Cascades, principale entreprise de la famille Lemaire.

Boralex a aujourd'hui une puissance installée de 500 mégawatts répartis au Canada, aux États-Unis et en Europe et des revenus annuels de 200 millions de dollars.

Avant de tourner définitivement la page sur Boralex pour se consacrer à son élevage de boeufs Highlands, Bernard Lemaire agira comme consultant de l'entreprise maintenant dirigée par son fils. Il a signé hier un contrat en bonne et due forme pour officialiser la chose. «C'est bien la première fois de ma vie que je travaille pour quelqu'un d'autre», a-t-il lancé.

Le titre de Boralex a fini la journée à 10,35$, en hausse de 3 cents. En 2012, l'action s'est appréciée de 45%.

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BORALEX EN CHIFFRES

Profit en baisse au premier trimestre de 2013

> Revenus: 50,7 millions (- 13%)

> Profit: 4 millions (- 17%)

> Profit par action: 11 cents (- 2 cents)




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