L'industrie forestière canadienne se dit prête pour une reprise et elle s'attend à créer 60 000 emplois d'ici 2020.Des dirigeants du secteur ont dévoilé jeudi une stratégie devant favoriser une croissance, avec pour objectif de générer plus de 20 millions supplémentaires d'activité économique lors des huit prochaines années en profitant d'exportations accrues vers les marchés émergents et de la reprise économique aux États-Unis.

La présidente et chef de la direction de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC), Catherine Cobden, a indiqué que le secteur avait traversé quelques années difficiles à la suite de l'effondrement du secteur immobilier américain, en 2007, et de la récession subséquente.

Dans l'ensemble, l'industrie compte encore quelque 40 000 emplois de moins que lorsqu'elle atteignait en 2005 le sommet de 360 000 emplois.

Mme Cobden a cependant affirmé que le secteur forestier avait profité de la période de ralentissement pour devenir plus concurrentielle, rendre ses activités plus vertes et tourner son attention vers les marchés émergents en pleine croissance, en particulier la Chine et l'Inde.

L'Asie représente maintenant environ 28% des exportations canadiennes de produits forestiers, en hausse de 11% par rapport à il y a une décennie. De leur côté, les exportations américaines ont diminué et sont passées à 62% du total, contre 80% il y a une dizaine d'années.

Les ventes réalisées en Chine ont explosé, étant passées d'une valeur d'à peine 32 millions en 2001 à 1,5 milliard l'année dernière, a indiqué l'APFC.

Mme Cobden a observé que les exportations en direction de la Chine continuaient d'augmenter en dépit du récent ralentissement de l'économie de ce pays.

Le président de Tembec, Jim Lopez, a dit croire que le marché américain commençait à se remettre de la crise, compte tenu de la récente augmentation de la demande de bois d'oeuvre et de produits de construction. Il a cependant jugé improbable que le secteur du papier journal retrouve le niveau qui était le sien auparavant.