Les prix du pétrole ont fini en légère hausse mercredi à New York, soutenus par les espoirs du marché de voir les crises de la dette en Europe et aux États-Unis déboucher sur des solutions, ainsi que par la diminution des stocks de brut américains.

Mis à jour le 20 juill. 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en août a terminé à 98,14 $, en progression de 64 cents par rapport à la veille.

Après avoir pris 1,50 $ la veille, les cours ont continué de bénéficier d'une «situation macroéconomique assez favorable» et de «davantage d'appétit pour le risque» de la part des investisseurs, a expliqué Bart Melek, de TD Securities.

«On a l'impression qu'on approche d'une possible solution sur le plafond de la dette aux Etats-Unis. Le marché se montre aussi optimiste qu'un accord sera trouvé en Europe» lors du sommet des chefs d'Etat de la zone euro jeudi, a détaillé l'analyste.

Conséquence de ces facteurs: les intervenants des marchés se montrent plus confiants en la conjoncture économique, donc plus optimistes pour la demande de pétrole. Par ailleurs, le dollar, valeur refuge, se déprécie, rendant le brut plus intéressant pour les acheteurs munis d'autres devises.

Le marché a également été soutenu par la chute de 3,7 millions de barils des stocks de brut la semaine dernière aux États-Unis, à 351,7 millions de barils. Les analystes anticipaient une baisse de seulement 1,4 million de barils.

«Les réserves américaines de brut ont maintenu chuté de 22 millions de barils depuis la fin mai», a souligné Nic Brown, de Natixis.

«Pour l'instant, cette diminution est conforme aux normales saisonnières et reflète le restockage de produits raffinés effectué avant l'hiver (ce qui nécessite de traiter le brut disponible, NDLR). Cependant, si cela continue, le marché pourrait avoir une opinion moins négative (pour les prix) de la disponibilité» du brut, a-t-il tempéré.

L'abondance de l'offre d'or noir sur le marché américain depuis plusieurs années est le facteur mis en avant par les analystes pour expliquer l'écart des prix entre New York et Londres, où le baril s'échange environ 20 dollars plus cher.