Le premier ministre Stephen Harper a défendu jeudi soir la décision du gouvernement du Canada d'accepter de verser 130 millions de dollars à AbitibiBowater dans le cadre d'un règlement pour l'expropriation de ses actifs à Terre-Neuve-et-Labrador. À son avis, cette décision est dans le meilleur intérêt des contribuables canadiens.

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Cependant, il a averti qu'Ottawa n'avait pas l'intention de verser d'autres montants si un autre cas du genre devait surgir.

AbitibiBowater, un géant de la foresterie, réclamait 500 millions de dollars en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), pour ce qu'elle estimait être une saisie illégale de certains de ses actifs dans la province maritime. Le siège social de l'entreprise se trouve à Montréal, mais elle est incorporée dans l'État américain du Delaware, ce qui lui permettait d'invoquer l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

Le premier ministre Harper rappelle qu'en vertu de l'entente, AbitibiBowater ne portera pas sa cause devant un tribunal international, ce qui éviterait une longue guerre juridique.

AbitibiBowater recevra le paiement de 130 millions de dollars une fois sa restructuration terminée.

L'entreprise a fermé en 2008 une usine à Terre-Neuve-et-Labrador, après quoi la province a fait adopter une loi pour exproprier la société d'un grand nombre de droits et d'actifs, sans la consulter et sans tenir des audiences publiques.

Le premier ministre Harper poursuivait jeudi soir, dans les Territoires du Nord-Ouest, sa tournée de cinq jours du Grand-Nord canadien.